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le Jeudi 25 mars 2010 15:40 | mis à jour le 20 mars 2025 10:37 Divers

Le Canadien de Montréal Tout ce qui monte doit redescendre

Le Canadien de Montréal Tout ce qui monte doit redescendre
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24 mars 2010 – Après une reprise du jeu fulgurante où le Canadien avait subi une seule défaite en huit matchs (dont six victoires consécutives), voilà que le club vient de s’incliner face à Toronto (en tir de barrage) et contre Ottawa, une équipe qu’il pourchasse au classement.

Il n’y a encore rien d’alarmant à ces deux défaites puisque le club est tout de même au septième rang dans l’association de l’Est, avec quatre points d’avance sur Atlanta, qui occupe le neuvième rang. Cependant, il ne faudrait pas que le club connaisse un ralentissement trop prolongé. Avec neuf matchs encore à disputer, un recul de quatre points peut tout de même être surmonté.

Tout le monde s’entend pour dire que la série victorieuse du Canadien s’est réalisée en raison d’un jeu d’équipe mieux harmonisé et de la contribution offensive secondaire des deux derniers trios. On doit aussi souligner que ces victoires ont été obtenues malgré des lacunes évidentes sur le jeu de puissance. Or, la faiblesse du jeu de puissance combinée à un mauvais rendement en désavantage numérique a probablement contribué aux deux dernières défaites.

Pendant la séquence de huit matchs suivant la pause olympique, le jeu en avantage numérique du Canadien n’a eu qu’un taux d’efficacité de 15,4 % (4 buts en 26 avantages). Le jeu de puissance a connu une chute lors des deux dernières défaites (1 but en 11 tentatives). Pendant que Montréal se contentait de ce maigre but, les adversaires ont capitalisé de façon draconienne en comptant deux buts en seulement trois avantages numériques.

 

Du renfort

Bonne nouvelle pour le jeu de puissance du Canadien puisque Michael Cammalleri et Marc-André Bergeron effectueront un retour au jeu. Non seulement la contribution de Cammalleri renforcera le jeu à 5 contre 5 sur le trio pivoté par Plekanec, mais sa contribution offensive devrait également améliorer le jeu de puissance.

L’entraîneur-chef, Jacques Martin, a essayé à peu près toutes les combinaisons possibles pour les joueurs de pointe en avantage numérique. Or, depuis le début de la saison, c’est sans contredit la contribution de Marc-André Bergeron qui a donné le plus de résultats. Il faut reconnaître que son puissant tir de la pointe force les équipes adverses à adopter une stratégie de couverture plus assidue de Bergeron. Or, avec le grand talent de passeur de Markov, une couverture plus étroite de Bergeron a souvent pour résultat de permettre à un autre attaquant montréalais de se démarquer. De plus, si la couverture de la pointe est moins grande, le dur lancer frappé de Bergeron peut non seulement se frayer un chemin derrière le gardien, mais aussi, les autres attaquants peuvent parfois sauter sur des rebonds juteux.

Il faut s’attendre à ce que Cammalleri et Bergeron soient un peu rouillés à la suite de leur longue absence, mais leur retour est des plus opportuns.