À l’occasion du passage du groupe de travail Dialogue de la FCFA, l’épineuse question des relations entre la communauté francophone et notre communauté d’accueil est souvent revenue sur le tapis. Cette question est épineuse non pas en raison d’un quelconque conflit ouvert mais plutôt à cause du manque de relation bien établie. Les tentatives de rapprochement par la Fédération Franco-TéNOise ont pourtant été nombreuses au fil des ans, mais peine perdue; la réaction des groupes autochtones, sans être froide, était pour le moins distante. Il est difficile d’indiquer avec précision quelles en sont les raisons.
Comme l’explique un ancien président de la FFT, la question des priorités différentes de ces groupes joue pour beaucoup dans ce semblant d’indifférence. Autant les questions de culture et de langue peuvent soulever l’intérêt des Canadiens français, autant la négociation de revendications territoriales et l’établissement de gouvernements autochtones sont les sujets de l’heure auprès des organisations autochtones. Cette indifférence ne se manifeste pas seulement avec les groupes francophones. En effet, les groupes autochtones ne participent pas activement avec des groupes de pression comme Alternative North sauf dans certains dossiers bien précis.
Une part de l’explication repose probablement aussi sur une question d’attitude. Les Premières nations travaillent encore à établir leur statut de peuple fondateur du pays. Dans sa recherche d’un statut distinct, il est donc normal de prendre ses distances face à l’une des grandes communautés canadienne.
Il ne reste plus, en fin de compte, que les interactions personnelles sur lesquelles fonder des relations interethniques.