À ma surprise, le Canadien vient de remporter trois victoires inespérées contre les Bruins de Boston (5-1), contre les Flyers de Philadelphie(3-1) et contre les Sénateurs d’Ottawa (4-1). Comme plusieurs partisans du Canadien, la victoire contre Boston aura été très satisfaisante en raison du contexte entourant ce match soit la célébration du centenaire du club.
En effet, le match du 4 décembre a été précédé par une belle cérémonie d’une heure visant à souligner cet anniversaire et aussi pour offrir à d’anciens joueurs la chance à nouveau de se payer un bain de foule. Que ce soit la présentation des anciens joueurs et entraîneurs, ou le retrait des chandails d’Elmer Lach (91 ans) et d’Émile Bouchard (90 ans), ce fut une belle cérémonie.
Je croyais cependant que le match suivant viendrait gâcher la soirée. Les deux performances décevantes du Canadien plus tôt dans la semaine ne laissaient rien présager de bon, surtout que Montréal avait joué la veille à Buffalo (défaite de 6-2) et que Boston était dans une séquence de six victoires et d’une défaite en prolongation en sept matchs.
Mais voilà qu’un peu de magie s’est opéré. Contre toute attente, ce sont les joueurs des Bruins qui ont semblé perdre leur concentration en cette soirée. Tim Thomas n’a certainement pas joué à la hauteur d’un gardien qui vient de remporter le trophée du meilleur gardien de but. En fait, c’est le franc tireur Michael Cammalleri qui a volé la vedette, inscrivant son nom en grosses lettres dans le livre d’histoire du Canadien et de la LNH en comptant un tour du chapeau grâce à ses trois buts en deuxième période. Dès ce tour du chapeau, le party était pogné au Centre Bell.
J’ai bien aimé cette cérémonie, mais j’apprécie également le fait que les cérémonies du centenaire sont finalement terminées et qu’on ne reverra plus certains des affreux chandails historiques. C’est bien beau la nostalgie, mais trop, c’est trop. J’en avais vraiment ras le bol de ces cérémonies.
Le match suivant remporté contre Philadelphie a aussi été une surprise. Ce match lançait une série de quatre matchs en six jours. Heureusement pour le Canadien, il a su profiter du fait que les Flyers en arrachent énormément depuis deux semaines (une seule victoire en neuf matchs). De la façon dont le Canadien performe depuis le début de la saison, on a plus de crainte de voir un adversaire qui est dans une séquence sombre rebondir face au club montréalais.
Le retour de Hal Gill semble avoir raffermi la défensive. En incluant le match contre Ottawa, les adversaires du club n’ont compté aucun but en 22 avantages numériques. Son retour a aussi marqué le transfert de Marc-André Bergeron de la défense à l’aile gauche, tout comme le Canadien avait fait avec Mark Streit en 2007-2008.
Ces six points récoltés contre Boston, Philadelphie et Ottawa pourraient se révéler déterminants en fin de campagne. Cela permet au Canadien de demeurer au plus fort de la course pour l’obtention d’une place en série éliminatoire.
En restant pas trop loin du huitième rang, rang qu’il occupe le 9 décembre, le club peut donc espérer que les retours anticipés de Brian Gionta et d’Andrei Markov pourront lui permettre de regagner rapidement du terrain durant la dernière portion du calendrier.