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le Jeudi 8 octobre 2009 15:31 | mis à jour le 20 mars 2025 10:37 Divers

Problèmes à Taltson Hay River dans le noir

Problèmes à Taltson Hay River dans le noir
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La ville de Hay River et Northland Utilities se sont assis ensemble, lundi le 5 octobre, pour discuter des problèmes d’électricité que connaît la centrale hydroélectrique Taltson.

 

Hay River a été plongé dans le noir à plusieurs reprises depuis le 18 septembre dernier. Les opérations de maintenance annuelle de la centrale hydroélectrique Taltson ont révélé d’importantes défaillances mécaniques à l’intérieur de celle-ci.

Duane Morgan, le directeur de Northland Utilities, s’est assis avec Michael Maher, le député adjoint du maire et le conseil municipal, lundi soir, pour faire le point sur les problèmes que connaît la centrale. « Ils veulent former un comité de révision, après les élections, pour revoir le plan de secours de Northland Utilities et émettre des recommandations », confie Duane Morgan, rencontré mardi dernier. Durant l’entretien avec la municipalité, M.Morgan a aussi été appelé à revoir le plan de communication de l’entreprise. « C’est difficile de communiquer à Hay River et il y a eu beaucoup de frustration parmi la clientèle desservie par Northland Utilities », déplore le directeur. Ce dernier a envoyé des courriels, émis des communiqués sur son site web et sur celui de la ville, il a aussi établi une ligne téléphonique 24 heures pour répondre aux questions de la clientèle. « Cependant, quand tu n’as pas de courant et bien, tu n’as pas d’ordinateurs et souvent, pas de téléphone non plus », s’exclame M. Morgan, soucieux de trouver un plan plus efficace pour informer les habitants de la ville.

La frustration des résidents ne se limite cependant pas seulement au manque de communication, en effet, il est fort probable que les consommateurs devront débourser un peu plus dans les prochains mois pour éponger les coûts exorbitants du diesel nécessaire à la production d’électricité. La situation, qui ne sera pas réglée avant le 30 octobre prochain, a obligé la compagnie à avoir recours à sa génératrice diesel pour répondre aux besoins d’électricité à Hay River. À elle seule, elle nécessite 24 000 litres de diesel par jour et elle est en fonction depuis le 8 septembre dernier. « C’est une vieille génératrice qui est conçue pour répondre aux besoins durant les deux semaines de maintenance et en cas de problèmes d’ordre naturel », explique M. Morgan. Or, cette dernière a connu des ennuis mécaniques à son tour et Northland Utilities a été dans l’obligation de faire venir un mobile d’Edmonton pour redonner du pouvoir aux consommateurs de la rive sud du Grand lac des Esclaves. « Le prix des réparations sera assumé par les assurances de Northland Utilities », précise M.Morgan. Depuis la naissance de la centrale hydroélectrique Taltson, une situation similaire s’est produite deux fois, une fois en 1991 et une autre fois en 1998. « C’est la première fois que ça durera aussi longtemps », informe le directeur de Northland Utilities.

Dans un article paru dans le News North, Jim Power, le directeur général du distributeur à logements des Premières nations, s’insurge : « Si un de mes camions brise… est-ce que j’augmente mes prix et je passe ça sur le dos de mes clients? Non! » Et il n’est pas le seul à manifester son mécontentement. Duane Morgan a quant à lui répondu à L’Aquilon que cette situation représente des pertes énormes pour la compagnie d’électricité : « Quand l’électricité est en panne, nous ne vendons plus nos services, c’est très difficile, car en plus, cela demande un surplus de personnel. »

Le directeur ne croit pas se tourner vers une énergie plus verte dans les années à venir : « Nous sommes hydroélectriques 95% du temps, le 5% que nous passons sur le diesel ne justifierait pas pour nous les dépenses qu’engendreraient un changement de nos méthodes », pense-t-il. L’homme a présenté trois plans de révision à la ville, selon lui, seulement trois choix se présentent : laisser le plan tel qu’il est, ajouter une nouvelle turbine (au coût de 1 à 2 millions de dollars) ou en louer une chaque année, en cas de bris (au prix de 75 000$ par mois, sans le diesel). Il demeurera donc à voir ce que le comité de révision lui suggéra, après le 19 octobre, jour des élections municipales.