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le Jeudi 24 septembre 2009 14:55 | mis à jour le 20 mars 2025 10:37 Divers

Le Canadien de Montréal Un nouveau visage

Le Canadien de Montréal Un nouveau visage
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Comme tous le savent, les emplettes du directeur général Bob Gainey ont commencé en juin. On se doute qu’il a tenté, sans succès, d’aller chercher ce fameux gros joueur de centre talentueux. Finalement à la dernière minute, c’est une transaction qui a permis d’acquérir les services de Scott Gomez en retour de Chris Higgins et de deux jeunes espoirs (McDonagh et Valentenko). Regardons maintenant tous les nouveaux venus acquis par la suite dans la course aux joueurs autonomes.

 

Les joueurs d’avant

Je vais les énumérer par ordre de grandeur, une façon comme une autre de souligner que les nouveaux venus à l’avant ne sont pas bien gros, pour ne pas dire petits.

 

Gainey a mis sous contrat Brian Gionta, un ailier droit de 5’7". Non seulement son agent est-il rapide pour retourner les appels quand il y a une offre de contrat sur la table, mais ce joueur miniature offre un potentiel pour amasser au moins une soixantaine de points et plus si la chimie de réinstalle entre lui et Gomez. Il avait compté 48 buts et amassé 89 points en 2005-2006, alors qu’il évoluait avec Gomez au New Jersey. C’est un gros pari, car depuis ce temps-là, la production de Gionta frise plus la cinquantaine de points. Malgré sa petite taille, ce joueur n’hésite pas à se rendre dans les coins et aussi à rechercher les retours dans l’enclave.

 

À mon avis, la meilleure acquisition à l’avant est celle de l’ailier gauche de 5’9" Mike Cammalleri. Que ce soit à Los Angeles ou à Calgary, c’est un compteur de 35 à 40 buts qui accumule environ un point par match. Lui aussi joue plus gros que son poids depuis ses débuts dans la LNH.

 

À 5’11", le joueur de centre Scott Gomez est presque un géant quand on l’entoure des deux attaquants mentionnés plus haut. Sauf sa dernière année avec les Devils, lui non plus n’a pas connu des saisons effarantes, de 60 à 70 points et d’une quinzaine de buts. Un autre travailleur acharné qui sait jouer en repli défensif, on lui reproche surtout son énorme contrat et le départ de l’espoir McDonagh.

 

Finalement, pour compléter ses emplettes à l’avant, Gainey a été cherché un gros joueur robuste de troisième ou quatrième trio, Travis Moen. Sa meilleure performance aura été en 2006-2007 lors des séries de la coupe Stanley alors qu’il évoluait avec Anaheim, où il avait eu un impact heureux comme en font foi ses 12 points en 21 matchs. Il n’est qu’un joueur de 15 à 20 points par année. En fait, c’est un Tom Kostopoulos en plus gros.

 

Une toute nouvelle brigade défensive

Si les joueurs d’avant sont plutôt petits, Gainey a ajouté du poids et de la taille à l’arrière.

 

Le plus petit est le défenseur gauche de 6’0" Jaroslav Spacek. C’est aussi l’acquisition à l’arrière qui m’emballe le plus, car il est un bon défenseur à caractère offensif, mais sans être vilain dans sa zone. Il était le meilleur défenseur des Sabres l’an dernier amassant 45 points en 80 parties. Il sera un excellent complément pour Markov dans l’attaque à cinq.

 

À 6’4", le défenseur de gauche Paul Mara est un peu une énigme. Il est gros mais ne joue pas de façon aussi robuste qu’il pourrait se le permettre. De plus, on n’est pas certain de ce qu’on obtiendra de lui pour appuyer l’offensive. Il a connu deux saisons de plus de 40 points avec Phoenix puis après sa contribution a diminué de moitié.

 

Finalement, le défenseur format géant (6’7") Hal Gill se veut une présence imposante devant le filet pour nettoyer la place, il a une longue portée avec son bâton. On peut se demander à 34 ans, si le contrat de deux ans octroyé par Gainey sera son dernier, mais à la vitesse qu’il se déplace, ça peut prendre du temps à se rendre là. Oui, il patine pas vite!

 

Changement de direction

 

Un mot d’abord sur les nouveaux propriétaires, les deux frères Molson et plusieurs associés. Pendant de nombreuses années, tant la famille directement que la compagnie de bière Molson, dont ils étaient propriétaires, ont détenu les droits de propriété du club de hockey de Montréal. Il s’agit donc d’une tradition qui est de retour. À moins d’avoir un propriétaire qui se mêle des opérations hockey où d’un propriétaire qui restreint trop les cordons de sa bourse, je ne crois pas que ce changement aura des impacts sur le club.

 

L’embauche de Jacques Martin aura beaucoup plus d’impact. En fait, il s’agit du premier entraîneur d’expérience embauché par le Canadien depuis celle de Jacques Demers. Je ne connaissais pas tellement Jacques Martin sauf pour me rappeler que les Sénateurs d’Ottawa prônaient un style de jeu très défensif sous sa gouverne. Mais il semble que son style ne sera pas aussi simpliste.

 

D’une part, il veut voir les défenseurs se joindre à l’attaque pour créer des surnombres. Appliquée intelligemment, cette stratégie peut fournir du jeu très excitant. Avec Markov et Spacek à l’arrière, on peut aisément croire que ceux-ci recevront le feu vert pour appuyer l’attaque. Il faudra probablement leur adjoindre des défenseurs plus conservateurs.

 

Selon Martin, son «système défensif est basé sur le contrôle de la rondelle ». La formule est simple: essaie de ne pas perdre le contrôle de la rondelle en la transportant ou en multipliant les courtes passes et si l’adversaire reprend le contrôle, reviens en repli défensif pour appuyer les défenseurs et accroître les chances de reprendre possession de la rondelle.

La semaine prochaine, avec une idée plus précise de la formation finale et des trios, je vais y aller de quelques prédictions.