Les trois jours de vent incessants ont été la seule chose qui n’avait pas été organisée.
D’un engouement commun, les athlètes, les accompagnateurs, les bénévoles et les organisateurs de la 18e édition de jeux territoriaux d’athlétisme de Hay River se sont dévoués pour célébrer une fois de plus le sport aux TNO.
Le mercredi 3 juin au soir, ce sont plus de 1200 athlètes qui franchissent les portes de l’aréna municipale aménagée une fois de plus, pour accueillir la dynamique cérémonie d’ouverture de ces 18e jeux d’athlétisme de Hay River. Délégations après délégations, les écoles et les clubs sportifs sont applaudis par la foule énergique. Et après les discours et le serment de l’athlète, un film sur les jeux de l’an passé motive la foule, laissant les spectateurs s’éparpiller dans la ville avec une envie de se dépasser.
Pourtant, si ce souffle d’enthousiasme a frappé les participants, un autre vent s’est invité à cette rencontre annuelle au sud du Grand lac des Esclaves. Selon Tim Borchuk, c’est le vent qui a diminué le nombre de records battus lors de cette édition. « Il n’y a eu que six records cette année, et aucun ne s’est déroulé sur la piste de course. Normalement on tourne autour d’une douzaine de records à chaque année, mais ce vent incessant à donc définitivement joué contre les performances », explique l’organisateur principal de l’événement. D’après environnement Canada, ce vent du nord-est a parfois soufflé des rafales de plus de 30 km/h.
Sur la pelouse du stade, Jessica King confirme le peu de records cette année. « J’étais chargée d’homologuer les records cette année et je n’ai pas été beaucoup sollicitée », dit-elle alors qu’elle vient d’approuver un triple saut de 6,62 mètres d’une jeune fille de 10 ans.
« Merveilleuse organisation »
L’organisation est la clé de la réussite de ces jeux. Durant les trois jours de compétitions, de nombreux entraîneurs et accompagnateur avaient tous les mêmes mots à la bouche. « Très bonne organisation, ce serait difficile d’améliorer », de constater Eugène Roach de Yellowknife. Pour André Chabot, qui arborait un coupe-vent jaune donné à tous les bénévoles de ces jeux, l’implication de la communauté de Hay River est vraiment une chose palpable. « À chaque année, les jeux reviennent, alors beaucoup de monde s’impliquent pour faire parti de la communauté, en cela représente une véritable impulsion économique pour la ville. »
Tim Borchuk renchérit. Hay River détient la taille parfaite pour la taille de cet événement et stipule que les gens veulent aider à la réussite de cette rencontre sportive car chacun a sa place et qu’ils travaillent tous avec passion. « La commission scolaire du Slave sud est à 100% derrière nous, la ville de Hay River nous soutient à 100 %, nous avons des infrastructures adéquates pour accueillir et héberger les athlètes et de plus nous avons un stade remarquable », énumère-t-il. Selon lui, il reste trois ou quatre années d’expansions aux Jeux de Hay River, car les participants les plus nombreux ont entre 10 et 14 ans, après cette vague démographique passée, le nombre d’athlètes diminuera vraisemblablement.
Bonne représentation de l’école Allain St-Cyr
Pour une seconde année consécutive, l’école Allain St-Cyr se démarque sur le tableau des résultats de l’ensemble des compétitions. Alors que l’école francophone de Yellowknife décroche une troisième place au cumul des 95 épreuves féminines, elle se place au sommet de la liste des équipes masculines avec 336,5 points. L’école secondaire Sir John Franklin qui domine les jeux à chaque année, s’est placé en seconde position avec 335 points pour son équipe masculine. Retrouvez, la liste des résultats par épreuve sur le site Internet de L’Aquilon.