La Société canadienne d’hypothèques et de logement vient de publier une étude sur le marché immobilier, en incluant pour la première fois la ville de Hay River, où il semble plus intéressant d’acheter que de louer.
Selon Régine Durand, analyste du marché immobilier pour les Prairies et les Territoires auprès de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, la crise économique ne dévalorise pas le marché immobilier de Hay River.
Aujourd’hui il semble plus profitable d’acheter une maison plutôt que de louer. « Nous avons fait une analyse du marché en 2008 qui révèle que le prix moyen de location d’un appartement de deux chambres s’élevait à 1 200 $ par mois, dit-elle. Or, le prix moyen d’une maison s’élevait à la même époque à 210 000 $. Avec un taux d’intérêt de 6 % pour un achat étalé sur cinq ans, une hypothèque aurait été évaluée à 1 269 $ par mois. La prime de propriété est donc de 69 $ par mois. Dans ce cas, il était bien plus avantageux d’acheter sa maison. »
Cette tendance semble se poursuivre en 2009. Mme Durand indique que le calcul a été fait en fonction du marché locatif existant en ville et du marché de la revente. Il s’agissait alors de faire des comparaisons en basant la réflexion sur la situation d’un couple en location dans un appartement de deux chambres.
Le prix moyen de revente d’une maison a évolué. De 2004 à 2007, 74 maisons ont été vendues par année à Hay River, avec un prix moyen de 259 500 $ sur cette période. Actuellement le prix moyen d’une maison est de 210 786 $.
En même temps, la population a augmenté, en 2008 la ville comptait 3 680 habitants et 79 % de la population en âge de travailler avait un emploi. Hay River a l’un des plus bas taux de chômage des TNO avec 6,4 %.
« Nous avons calculé que 67 % des ménages sont propriétaires de leur logement, poursuit Mme Durand, principalement des maisons. La moyenne au Canada se situe autour de 68 %. C’est vrai que le marché locatif a très peu de possibilités et le taux d’inoccupation s’élève à 2,1 % du marché immobilier. »
La ville de Hay River tire bien son épingle du jeu, car la crise immobilière frappe plus durement à Yellowknife. Dans la capitale ténoise, 54 % des ménages sont propriétaires et ceux qui cherchent un logement à louer se heurtent à un taux d’inoccupation de 0,9 % du parc immobilier. S’ils souhaitent investir dans un bien immobilier tel qu’une maison, l’étude révèle que la prime immobilière grimpe à 495 $ par mois.