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le Vendredi 19 Décembre 2008 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:37 Divers

Le Canadien de Montréal: Un jeu d’impuissance

Le Canadien de Montréal: Un jeu d’impuissance
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Au cours des derniers matchs, il n’y avait pas beaucoup d’aspects du jeu du club montréalais qui méritaient des critiques. Le jeu défensif s’est resserré grâce à la trappe. Le jeu à force égale s’est aussi de beaucoup amélioré, le club connaissant plusieurs belles séquences en zone adverse tout au long des matchs. Si certains joueurs connaissent des passages à vide au plan offensif, l’explication est bien simple, le club en arrache en avantage numérique. Il se situe à l’avant-dernier rang de la ligue avec un rendement de 13 %. Tout un revirement depuis les deux dernières années alors que l’équipe affichait le meilleur jeu de puissance.

Avec une fiche de 16 victoires, huit défaites et cinq défaites en prolongation, le Canadien se retrouve tout de même au 5e rang de la conférence de l’est. Imaginez un peu si le jeu de puissance avait fonctionné, offrant près d’un but de plus à chaque deux parties.

Quant à la défaite du 16 décembre contre la Caroline, l’indiscipline des joueurs et les 11 punitions de suite décernées au Canadien n’ont jamais permis au club de déployer son talent en attaque. Certains joueurs défensifs ont été surtaxés alors que d’autres n’ont presque pas joué. À la blague, on peut dire que l’attaque massive a connu un succès de 50 % avec un but (Latendresse sur un tir de punition) en deux avantages.

Les options de Jarvis

Doug Jarvis est l’entraîneur responsable du jeu de puissance. Ses options sont cependant plutôt limitées. Premièrement, il faut rappeler aux joueurs (et probablement aux partisans) qu’un jeu de puissance efficace produit un but à chaque quatre ou cinq punitions. Ça veut donc dire que trois à quatre jeux de puissance ne produisent pas de but. Or, malgré que les buts ne rentrent pas, on ne peut pas dire que les unités déployées par l’entraîneur sont totalement inefficaces. La pression exercée est raisonnable et le Canadien réussit normalement à générer de bonnes chances de marquer. Une fois de temps à autre, ils éprouvent de la difficulté à s’organiser, mais cela est normal pour toutes les équipes.

On parle beaucoup que l’ingrédient qui manque au Canadien dans son jeu de puissance, c’est un bon joueur de pointe doté d’un lancer vif et précis. Cette remarque vise notamment à souligner le départ de Mark Streit qui excellait sur le jeu de puissance.

On va voir s’il y aura des résultats de la tentative de faire jouer Kovalev à la pointe. Il a déjà joué à cette position et son tir au but est loin d’être mauvais. Au retour de Koivu, il y a une autre option que j’étudierais, soit celle d’utiliser une unité composée uniquement de joueurs d’avant, avec Alex Tanguay, Sergei Kostitsyn ou Alex Kovalev aux pointes.

Puisque le journal fait relâche pendant deux semaines, je souhaite à tous de joyeuses Fêtes et quelques belles victoires au Canadien.