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le Vendredi 28 novembre 2008 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:37 Divers

Le Canadien de Montréal: Ça se replace

Le Canadien de Montréal: Ça se replace
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Certains trouveront bizarre le choix de mon titre cette semaine, alors que le club est dans une période difficile. Après un départ canon (huit victoires, une défaite et une défaite en prolongation), le club a ensuite connu une autre tranche de 10 matchs moins prolifique (trois victoires, quatre défaites et trois défaites en prolongation). Malgré tout, après 20 joutes, le quart de la saison, il présente une fiche de 11 victoires, cinq défaites et quatre défaites en prolongation.

Mais pourquoi diable écrire que ça se replace alors que le club vient de subir deux défaites de suite en prolongation?

Je donne la parole à Guy Carbonneau qui décrit bien ce début de saison du club : « En début de saison, on jouait mal, mais on gagnait. Là on joue bien, mais on ne gagne pas.»

Pas étonnant que je me sois montré si perplexe en début de saison et que maintenant je me montre optimiste.

En effet, depuis trois matchs, le Canadien a bien joué dans l’ensemble. Les joueurs d’avant travaillent avec plus d’acharnement pour recouvrer ou conserver le contrôle de la rondelle, ils effectuent de meilleurs replis défensifs et appuient mieux une défensive un peu fragile en l’absence de Mike Komisarek.

À mon avis, cette nouvelle prise de conscience collective des joueurs d’avant a un peu affecté leur production offensive (huit buts à leurs quatre derniers matchs). Mais un peu seulement. Comme je l’ai déjà mentionné, c’est la production anémique du jeu de puissance qui explique surtout les déboires de l’équipe au plan offensif. Il faut cependant reconnaître que les chances sont là dernièrement, mais que les unités en attaque massive ne semblent pas capables « de la mettre dedans ». C’est incroyable combien de tirs dans des filets ouverts ont été ratés depuis le début de la saison.

Vivement le retour de Komisarek!

Ça ne me tente vraiment pas de taper sur la tête d’une recrue, mais l’absence de Komisarek se fait lourdement sentir. Ce dernier ne connaissait pas un début de saison extraordinaire, mais c’est encore un de nos défenseurs fiables. Mais je crois que l’impact le plus important de son absence se retrouve au niveau d’une utilisation accrue de Patrice Brisebois et de Ryan O’Byrne.

Brisebois, on le connaît. Il peut appuyer l’attaque, faire une bonne première passe, mais aussi il se fait bousculer allègrement dans sa zone et commet parfois de gros revirements. Il ne devrait pas jouer aussi souvent.

Quant à O’Byrne, fort de ses 50 matchs seulement disputés en saison régulière dans la LNH, il est encore un défenseur recrue. À l’image de Mike Komisarek à ses débuts, il connaît des moments difficiles, mais on s’attend à cela d’un défenseur recrue. Qu’on le veuille ou non cependant, ses erreurs ont été à la base des deux dernières défaites du club. Sa dernière bourde passera probablement à la postérité (un but dans son propre filet laissé vacant à la suite d’une punition retardée). Lui aussi ne devrait pas jouer aussi souvent.

Mais la marge de manœuvre de Carbonneau est un peu mince.

Un qui doit se poser des questions, c’est Mathieu Dandenault. Il n’est plus un défenseur fiable, mais il doit se dire que ça ne peut pas être pire que de revenir sans cesse avec le jeune O’Byrne. On verra au cours des prochains matchs.