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le Vendredi 7 novembre 2008 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:37 Divers

Pour ne pas succomber à la morosité!

Pour ne pas succomber à la morosité!
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Par les temps qui courent, pas évident de ne pas succomber à la morosité suscitée par la conjoncture économique mondiale. Plutôt inquiétant ce qui se passe dans le monde. Mais on est tous dans le même bateau, pour ne pas dire sur la même planète. Donc, je me suis dit, pour ma chronique, pourquoi ne pas essayer de parler de choses amusantes et ne pas sombrer dans les propos alarmistes, mais bien réalistes, des médias.

Et je suis partie d’un fait bien insignifiant qui m’est arrivé hier et où j’ai eu l’air vraiment bizarre. J’étais en train d’écouter la télé, tard le soir (il était près de minuit), lorsque soudain, je me suis demandée si j’avais bien refermé la valise de ma voiture en arrivant dans l’après-midi. N’allez surtout pas croire qu’il s’agisse là d’une manie. C’est la première fois que ça m’arrive, car l’an dernier, ça m’est arrivé et je me suis retrouvée avec une batterie à plat. Donc, je m’habille à moitié, c’est-à-dire que je mets des jeans, garde ma jaquette, mets des pantoufles et enfile un manteau par-dessus ma tenue pour cacher la jaquette, et me voici partie pour le garage souterrain. Pas besoin de vous dire que je n’ai pas regardé dans le miroir de quoi j’avais l’air avec mon manteau d’hiver et mes grosses pantoufles, mais j’imagine que ça ne devait pas être bien terrible. De toute façon, j’étais certaine de ne rencontrer personne. J’appelle donc l’ascenseur, et quand la porte s’ouvre, quelle n’est pas ma surprise de me retrouver face à face avec deux jeunes hommes qui ont plutôt l’air éméchés et qui me regardent comme s’ils venaient de rencontrer le yéti. Je rentrerais dans le plancher, mais bon, il faut ce qu’il faut et courageusement, je prends l’ascenseur. Cela n’est pas bien grave, mais quand même, je vous assure que j’étais plutôt mal à l’aise. Et quand je me suis vu l’allure, à mon retour, j’ai compris leur étonnement. Comme on dit par chez nous, j’avais l’air de la chienne à Jacques.

J’ai déjà raconté dans une chronique, il y a bien des années, un incident qui m’était arrivé alors que j’étais dans un hôtel d’Ottawa. Pendant la nuit, une alarme d’incendie a sonné et m’a réveillée. J’attends quelques minutes, espérant que l’alarme cesse de sonner. En vain. Au bout d’une quinzaine de minutes, je décide donc d’aller jeter un coup d’oeil dans le corridor pour voir ce qui se passe. Je regarde, je ne vois rien de suspect. Je m’avance un peu pour voir au bout du corridor et clac! La porte se referme derrière moi. Je suis enfermée à l’extérieur de ma chambre, sans clé, évidemment, en t-shirt long (heureusement) dans un hôtel d’Ottawa. L’horreur. Que faire! Et l’alarme continue toujours, mais pas un chat ne sort des chambres. Je ne suis pas pour aller frapper à une porte. Je dois prendre mon courage à deux mains, et aller chercher de l’aide à la réception. Je descends donc par les escaliers, car comme vous le savez, pas question de prendre un ascenseur lors d’une alarme. Donc, heureusement, je ne rencontre personne dans les escaliers. Dans le hall d’entrée, il n’y a pas grand monde, car il est trois heures du matin. Deux amoureux se bécotent devant la porte de l’hôtel. Je dois donc traverser le hall au complet, en tirant sur mon t-shirt, qui à mon goût n’est pas assez long, et me retrouve au comptoir, devant les yeux étonnés du garçon à la réception. Après avoir expliqué mon cas, m’être informée de la raison de l’alarme, je peux regagner ma chambre, en prenant l’ascenseur réservé aux pompiers, car les autres ascenseurs ne sont toujours pas en service. Je peux sincèrement vous dire que j’ai rarement été aussi gênée. Imaginez-vous dans un hall d’hôtel en t-shirt plus ou moins long, en pleine nuit! Pas certaine que vous seriez enchanté de la situation. Mais ça m’est arrivé et je n’invente ni n’ajoute rien. Je pourrais même vous donner un peu plus de détails croustillants, mais ce ne serait pas correct. Vous pouvez facilement imaginer de quoi j’avais l’air.

L’autre jour aussi, j’ai refermé la porte de mon appartement derrière moi pour aller à la salle de lavage qui est sur mon étage. Et encore une fois, j’étais en jaquette. Décidément, vous direz-vous! Je suis tout à fait d’accord avec vous. Je me suis donc retrouvée chez des voisins, pour appeler le concierge afin qu’il vienne m’ouvrir la porte. Je crois que pour 2009, ma résolution sera de ne jamais passer le pas de ma porte en jaquette. Dure résolution, mais il faut ce qu’il faut. Car si ça continue, je vais me retrouver en pleine tempête de neige en jaquette. Et il y a plusieurs années entre l’histoire de l’hôtel et celle de la salle de lavage. Donc, ce n’est pas uniquement parce que je vieillis, contrairement à ce que vous auriez pu penser. Non, non!

Et sur ces histoires qui, je l’espère, vous auront fait sourire, et oublier un peu la morosité des temps présents, je vous souhaite un bel automne, et un bon début d’hiver.