Le Canadien de Montréal a entrepris le 10 octobre dernier sa centième campagne. Et en cette année de centenaire, les attentes sont très élevées. Bon, ce n’est rien de nouveau, mais ce qui est différent cette année, c’est que le directeur général du Canadien a mené sa barque de telle façon que plus d’un analyste pense que ce club pourra se rendre jusqu’à la finale de la coupe Stanley.
Une attaque diversifiée
À la fin de la dernière campagne, je croyais bien que Gainey se mettrait à la recherche d’un défenseur droit. Après tout, le Canadien sortait d’une saison où son attaque était la meilleure de la ligue et finissait en tête pour son jeu de puissance. Mais comme on a pu rapidement s’en apercevoir avec l’acquisition d’Alex Tanguay et la poursuite de Mats Sundin, Gainey voulait s’assurer de continuer à offrir la meilleure attaque du circuit. Il n’a pas eu Sundin, mais il a néanmoins fait l’acquisition d’un gros joueur de centre, Lang. Soudain, le club abandonne l’utilisation d’un troisième trio à caractère défensif et est en mesure de faire rouler trois lignes d’attaque qu’aucune équipe ne peut négliger. À cela s’ajoute une quatrième ligne qui prime le jeu robuste et un échec avant soutenu.
La défense
On se retrouve donc avec la même brigade défensive que l’an dernier. Le départ de Streit ne change rien puisque ce dernier ne jouait plus comme défenseur. C’est donc dire que la direction de l’équipe espère que Brian O’Byrne continuera de progresser et a renouvelé le contrat de Brisebois comme police d’assurance.
Deux jeunes gardiens
La décision d’échanger Cristobal Huet l’an dernier se voulait un vote de confiance envers les deux jeunes gardiens de l’organisation, Price et Halak. Mais il semble que Gainey se laisse une porte ouverte puisqu’il a fait signer un contrat au jeune vétéran Marc Denis, qui commence la saison à Hamilton.
Un départ couci-couça
Malgré les cinq points obtenus lors de ses trois premiers matchs, je dois avouer que la performance du club n’est pas des plus brillantes. À Buffalo, les deux clubs manquaient totalement de cohésion et seuls les gardiens de but ont bien paru. À Toronto, la victoire facile a néanmoins fait ressortir des lacunes dans la couverture en zone défensive. Même chose à Philadelphie. Je sens que l’absence de Bouillon fait mal au club et démontre le manque de profondeur à cette position.