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le Vendredi 10 octobre 2008 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:37 Éditorial

À quand la proportionnelle?

À quand la proportionnelle?
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Plus le temps passe et que les élections se succèdent, plus mon opinion se confirme que la démocratie canadienne serait mieux servie si le système électoral canadien était basé sur une représentation proportionnelle. En effet, on entend beaucoup parler du «Vote stratégique » dans les commentaires des gens. C’est quoi le vote stratégique?

À mon avis, c’est un choix de vote basé sur le négativisme. On ne veut pas d’un tel ou tel parti, alors on vote non pas sur un programme mais plutôt sur le candidat, localement, qui a plus de chance de battre le candidat appartenant au parti abhorré. Je connais bien le principe, j’y ai succombé à quelques reprises. Par ailleurs, il s’agit, comme mentionné ci-dessus, d’un choix nécessairement local. Nos votes élisent des candidats dans des circonscriptions spécifiques. Ça n’a donc que peu d’impact sur le portrait d’ensemble. Mais si on avait la représentation proportionnelle? Ça ferait un monde de différence.

D’une part, bien peu de partis politiques dans le système parlementaire d’origine britannique ont réussi à obtenir une majorité des votes. Tout au plus, ont-ils été capables d’obtenir la victoire dans une majorité de circonscriptions à travers le pays. Dans un système de représentation proportionnelle, la question se poserait moins quant au vote stratégique puisque le gouvernement élu serait presque à coup sûr un gouvernement de coalition.

D’autre part, en sachant que tous les votes comptent, on aurait probablement un plus grand éventail de partis politiques. Ça deviendrait donc un bon choix stratégique de voter pour son programme préféré, sachant qu’en bout de ligne, il y aurait un député pour vous représenter, peu importe que vos opinions soient plus ou moins marginales.

Évidemment, la possibilité d’une représentation politique proportionnelle est quasi-inexistante et il y a plein d’aspects qu’il faudrait résoudre, ne serait-ce que la question de représentativité régionale, mais ça coûte rien de rêver.