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le Vendredi 11 juillet 2008 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:36 Divers

Québec s’éclate

Québec s’éclate
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Je sais! Je dois continuer mon article sur l’Amérique du Sud. Ce sera fait ultérieurement. C’est que je profite de tout ce qui se passe pour m’inspirer. Mettez-vous à ma place. Et il existe une telle effervescence à Québec par les temps qui courent, que je dois la souligner et vous en faire part.

Faut dire au départ que je ne suis pas très friande des grandes foules. Mais cet été, friandise ou pas, je participe. Et je n’ai pas fini, car il reste encore tellement de choses à venir. Mais commençons pas le commencement. La dernière fois, je vous avais fait part de ma courte visite au Musée de la civilisation et du Jardin des visionnaires. Les semaines qui viennent de s’écouler depuis, je suis allée voir le Moulin à images de Robert Lepage. On en parle beaucoup. à juste titre. Et avec ce spectacle, Robert Lepage vient de rentrer dans le livre des records Guinness : la plus grande projection jamais vue. Elle se fait sur presque un demi-kilomètre. Oui, oui, vous avez bien lu. Et je n’exagère rien. J’ai entendu Lepage lui-même l’expliquer. ET sur cet écran, pendant 40 minutes, vous voyez les images défiler sur l’histoire de Québec. Les couleurs succèdent aux effets spéciaux. La grande tour des silos à grain se transforme en tour de contrôle d’un aéroport où un avion se dépose sur la piste devant nos yeux ébahis (en cinéma, bien sûr). Je ne vais pas vous décrire le tout, mais qu’il suffise de vous dire que vous avez jusqu’au 24 août pour admirer ce chef d’oeuvre de créativité. J’ai entendu le maire Labeaume dire qu’il souhaitait garder pour toujours ce Moulin à images, mais je n’ai pas entendu la réponse de Robert Lepage, car il est bien évident que c’est lui qui a le dernier mot dans tout ça. Mais comme il a toujours eu une grande générosité pour Québec, sa ville natale, il n’est pas impossible que ce grand projet perdure. Quelle forme ça prendra? Ça reste à voir.

Et puis cette semaine, le 3 juillet, journée anniversaire de la Fondation de la ville, les cloches ont résonné à 11 heures du matin, heure où Champlain aurait mis les pieds sur terre. Et le soir, je vous assure que les feux d’artifice en ont ébloui plus d’un. Comme j’habite en hauteur, je pouvais les admirer de chez moi. Cela va sans dire que je manquais les effets au sol, mais ce qui se passait dans le ciel a duré 30 minutes non-stop. Un feu roulant de feux, si vous me permettez l’expression. Une grande beauté! Et la fenêtre ouverte, je pouvais entendre les pétarades. Les fusées étaient lancées à partir de barges sur le fleuve. Cela avait également été fait, de sur le fleuve lors du passage du millénaire, en 2000.

Il y a eu plus de 250 mille personnes qui ont pu voir ces feux, d’après les journaux, car on pouvait les apercevoir des deux rives du fleuve et autant de gens s’étaient massée du côté de Lévis que celui de Québec. Le lendemain, j’entendais un policier dire que ça avait pris jusqu’à trois heures du matin pour dégager la circulation qui s’en est suivie.

Toujours pendant cette semaine, je suis allée voir le spectacle Rencontres, soit le spectacle qui avait été préparé pour les dignitaires, sur un espace préparé à cet effet devant l’Assemblée nationale. Comme l’espace ne permettait pas de recevoir une foule très importante. les organisateurs ont décidé de reprendre le spectacle en question pendant deux autres jours. C’est donc plus de 70 mille personnes qui ont pu admirer ce spectacle bien ficelé Bien des noms se sont succédé, sur une chorégraphie assez bien réussie. Vous avez peut-être vu ce spectacle qui était diffusé sur les ondes de Radio-Canada. J’ai donc pris mon courage à deux mains pour affronter la foule. Et comble d’absurdité, il s’est mis à pleuvoir juste comme le spectacle devait débuter. Nous avons donc cherché abri dans un resto, et au retour, j’ai décidé que j’en avais assez d’attendre (j’étais arrivée depuis 13 h, et on était rendu à 18 h 30, quand j’ai tout bonnement rebroussé chemin, et regardé le spectacle comme vous, à la télé. Mais on peut dire que j’ai fait mon effort de guerre.

Ce soir, à 20 h, Charles Aznavour chante sur les Plaines d’Abraham. Et c’est Lynda Lemay qui fait se première partie. Mais j’ai décidé de passer pour cette fois. Ça ne me tente pas d’aller attendre pendant quelques heures. Je garde mon énergie pour Paul McCartney. Comme vous le savez sans doute, il viendra à Québec le 20 juillet, et là, j’y serai. Et je ne resterai pas prise dans le trafic, car j’ai décidé d’y aller à pied et de revenir de la même façon. C’est quand même une occasion unique. Et je vais passer pour Céline Dion. Je n’ai pas de billet, et je n’ai pas essayé d’en avoir. Bien sûr, j’aurais aimé voir la diva, mais les choses se sont passées de façon tellement erratique pour obtenir ces billets, que je suis contente de n’être pas embarquée dans le jeu. Je n’avais ni le courage, ni l’énergie. J’ai gardé tout ça pour McCartney.

Et cet après-midi, sur les Plaines, encore une fois, on prend une photo aérienne de plusieurs milliers de personnes qui formeront le chiffre 400 et qui passeront ainsi à la postérité. Cette semaine, toute la semaine, les spectacles se succèdent à un rythme effarant. Les amuseurs de rue se font aller, au grand plaisir des petits… et des grands.

Bref, la fête bat son plein et continuera de le faire tout au long de l’été. Si par hasard, vous êtes en vacances au Québec cet été, je vous suggère fortement de venir faire une saucette à Québec. Vous ne le regretterez pas.