Il y a quelques semaines, je suis allée avec une amie porter un chat dans un organisme qui s’occupe d’animaux. Il ne s’agissait pas de la SPAQ (Société protectrice des animaux de Québec, mais un autre organisme subventionné par la ville de Québec qui charge moins cher pour ses animaux et qui ne charge rien quand on va en porter un.
Ce petit chat abandonné se retrouvait donc tous les jours chez mon amie qui l’avait pris d’amitié, et qui le nourrissait, mais qui ne pouvait l’accueillir chez elle pour une raison bien simple : elle a deux autres chats qui n’appréciaient en rien la présence de ce nouveau venu dans leurs habitudes. Que voulez-vous? Vous avez beau bien les élever, ils ne font pas toujours ce que vous voulez ou ont parfois un comportement que vous n’approuvez pas toujours. Un peu comme les enfants, quoi! Et ne vous offusquez pas, il s’agit là d’une petite blague en passant!
Donc, le petit chat, qui répond au nom de Gilbert est enfermé dans une cage et hop, direction protection des animaux. Notre périple est triste. On se demande s’il sera adopté. Il est tellement mignon! Et encore vraiment jeune. On ne croit pas qu’il ait encore six mois.
Bien sûr, Gilbert se rend compte qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Et il se met à miauler, miaulements qui dureront une grande partie du trajet, assez long d’ailleurs. Vers la fin, il se résigne à se coucher dans le fond de la cage et s’endort d’épuisement. Et après nous avoir brisé le coeur. Quel triste voyage!
Je vous assure que j’aurais adopté la petite bête avec plaisir, si ce n’est que je voyage beaucoup.
Malgré tout, je n’ai toutefois jamais été trop en reste, car j’ai toujours eu des amis qui ont eu des animaux auxquels je peux m’intéresser et aller les flatter quand l’envie m’en prend. Ainsi, à Québec, cette amie d’enfance a deux chats que je vais visiter à l’occasion, Henri et Louis XV. Je sais, les noms ne sont pas très orthodoxes, mais ce sont leurs noms, et il faut respecter ça. Mais par les noms, vous pouvez imaginer le caractère de chaque chat, non? Si je vous dis qu’il y en a un qui est snob (sans faire trop d’anthropomorphisme) et qui est d’une indépendance crasse, vous allez imaginer qu’il s’agit du chat qui porte le nom d’un roi de France. Eh bien! Vous avez raison. Et si je vous dis qu’il y en a un qui s’empiffre sans arrêt, et qui joue de charme sur tous les passants, vous pouvez facilement vous imaginer qu’il s’agit de Henri, un prolétaire qu’on pourrait s’imaginer avec une casquette sur le côté dans un film d’animation.
Quand j’étais à Yellowknife, j’avais mes grands amis qui avaient (et qui ont toujours d’ailleurs) une belle chienne appelée Pacha et qui a déjà fait l’objet d’une de mes chroniques dans un article que j’avais intitulé Une chienne qui sort de l’ordinaire.
Vous me direz sans doute que je pourrais avoir des poissons, mais encore faut-il les nourrir quand je ne suis pas là, mais encore que le contact poisson-humain n’est pas assez intime à mon goût. Donc, pas de poissons pour moi.
J’ai été élevé avec des animaux. Quand j’étais jeune, on a toujours eu chien et chat à la maison, sans compter une ou deux tortues pour mon frère, et un canard à col vert que mon père avait trouvé abandonné à l’automne et qu’il avait rapporté à la maison pour le soigner et à qui on avait aménagé une ancienne cuve de laveuse pour qu’il puisse patauger.
Et vous avez sûrement entendu parler de zoothérapie, cette façon de soigner des gens en leur apportant un animal domestique une ou deux fois par semaine. Ils peuvent ainsi flatter l’animal et cela leur fait un bien inouï. Je pense sincèrement qu’élever les enfants en présence d’animal est sain et bon pour les enfants. Mais je ne vais pas m’aventurer plus avant dans cette histoire. À chacun son opinion sur la question.
Et c’est ainsi que je veux terminer mon petit article sur les animaux. Je voulais simplement vous donner l’occasion d’apprécier votre animal domestique ou peut-être vous inciter à vous en procurer un. Mais c’est certain que vous devrez vous en occuper vous-même, malgré le fait que vous l’offrez à vos enfants. Bien sûr, les enfants s’en occuperont au début, mais une fois la surprise passée, ils oublieront leur nouvel ami, et c’est à vous que reviendra la responsabilité de la bête. Mais elle vous le rendra pas sa fidélité et sa présence. C’est tellement agréable un petit animal qui vous attend au retour du travail.
Sur ces belles considérations, je vous souhaite un bel hiver plein de neige et d’aurores boréales.