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le Vendredi 31 août 2007 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:36 Divers

« Je n’ai jamais été abonné » Les lecteurs le disent

« Je n’ai jamais été abonné » Les lecteurs le disent
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Cela fait six ans qu’il a débarqué aux TNO, et depuis sa vie à quelque peu changé.

Tout d’abord venu remplir les fonctions d’agent de développement de l’Association franco-culturelle de Hay River, Stéphane est parti vers l’aventure lorsqu’il a accepté le poste.« C’est un professeur, M. Goudreau qui m’a appelé, il siégeait sur le conseil de l’asso et venait de recevoir mon CV que j’avais envoyé aux commissions scolaires. Avant d’accepter, j’ai demandé à mon chien s’il était d’accord, et un ouaf après, j’ai répondu que je serai en poste dans deux semaines », explique-t-il.

À Hay River, Stéphane a été le « French guy with his dog », alors que pour 10 mois il s’est promené en ville sur son traîneau tiré par son chien Gismo.Plus tard, il rencontre sa compagne d’aujourd’hui et déménage à Yellowknife. Maintenant, il a une fille, une femme, une maison, et son chien est toujours là.

Très actif, Stéphane s’est fait connaître dans la communauté pour ses exploits sportifs. C’est lui derrière l’activité de Kin-ball et le cerf-volant traction sur la baie de Yellowknife. « Le monde me connaît ici parce que j’ai une grande gueule et que j’ai complété une épreuve d’IronMan. Les deux sont liés, car un jour j’ai dit à un de mes collègues qui en avait déjà fait deux qu’il n’y avait rien là, ensuite il m’a mis au défi de venir m’entraîner avec lui. C’est comme ça qu’au mois d’août l’an passé j’ai nagé 4,2 km, pédalé 180 km et couru un marathon dans la même journée. »

Des commentaires!

Depuis le début de ses années ténoises, Stéphane n’a jamais été abonné au souffle francophone. Il dit que le journal était généralement distribué aux places où il travaillait. Maintenant, il clame que c’est sa conjointe Sylvie qui le reçoit à la maison. Mais lorsqu’il est amené à parler du journal et de la communauté franco-ténoise, Stéphane s’exprime en connaisseur. «Je trouve que le réseau associatif est trop centré sur lui-même. Il y a malheureusement trop de politique, et avec la politique viennent ses problèmes qui freinent beaucoup les gens qui pourraient utiliser les services offerts. Je pense que les associations et même le journal est trop occupé pour aller vers l’extérieur. Peut-être pourriez-vous distribuer le journal dans des lieux où il est moins accessible, avec en dessous du présentoir marqué : Gracieuseté de L’Aquilon ou de l’association francophone. Ce serait une solution pour rejoindre du monde.» dit-il.

Stéphane propose aussi une méthode pour utiliser le journal comme un outil pour étudier la langue française. Un sujet qu’il connaît bien grâce à son travail de professeur à l’école William McDonald, pour le programme d’immersion. « Il faudrait aider les profs avec une rubrique d’aide à l’enseignement. Nous recevons le journal à l’école, mais il reste souvent sur la table. Alors, pourquoi ne pas convenir d’une entente pour remplir la période de Drop Everything And Read avec le journal francophone. La rubrique hebdomadaire pourrait contenir un questionnaire simple sur le contenu du journal et ainsi faciliter son utilisation dans les classes. Je suis certain que c’est une option qui avantagerait aussi les écoles francophones.»

Dans sa lancée, notre lecteur ajoute qu’il est content de pouvoir lire les nouvelles locales en français, mais qu’il déplore le fait que parfois les annonces sont publiées peu en avance. « C’est une faiblesse, je trouve qu’il n’y a pas plus d’infos en avance; il m’est arrivé de découvrir un événement intéressant et de me rendre compte que c’était hier », lance-t-il. Il note aussi la neutralité des articles et le professionnalisme du journal.

BV: Durant l’été, Stéphane à reçu ses deux amis du Québec pour leur faire découvrir le Nord et la pêche dans ses coins secrets.« Maintenant je suis tout équipé, j’ai un bateau de 16 pieds, avec un moteur de 40 forces, et une auto pour convoyer le tout. Ça change de ma van et de mes boîtes d’il y a six ans. Je m’en vais au lac Russell pour pêcher le brochet. Je pêche à la cuillère et je mange mon poisson.