le Mardi 17 février 2026
le Vendredi 25 mai 2007 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:36 Divers

Les retrouvailles

Les retrouvailles
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Cette fin de semaine, je me suis rendue dans la région où je suis née, le Lac St-Jean. Une amie avait organisé un party pour danser, comme dans les années 70, party qui se voulait une occasion de retrouver des personnes qu’on n’avait pas vues depuis des lustres.

C’est donc par un temps de chien que je suis partie de Québec. Il pleuvait à torrents, et dans le parc, on annonçait de la neige, étant donné l’altitude. Mais à mon grand soulagement, il a neigé, mais à peine et la neige ne restait pas au sol, contrairement à la Beauce, où les accumulations au sol ont dépassé les 5 centimètres. Ce n,est pas grand-chose, me direz-vous. Sans doute, mais pour la mi-mai, c’est quand même un record, et c’est assez rare qu’on a encore des pneus d’hiver à cette date. Mais bon, je reviens au Parc de la réserve faunique des Laurentides. Les lacs n’étaient pas dégelés du côté de Québec. Ça, par contre, ce n’est pas très rare de voir ça à cette saison.

Tout à coup, à un détour du chemin, j’aperçois un orignal (croyais-je alors) qui s’avance pour traverser la route. Je ralentis pour le laisser passer, et je me disais que cet orignal ressemblait bien à un caribou qui mue. Mais je sais pertinemment qu’il n’y a pas de caribous dans cette région. À mon arrivée, des amis m’ont alors appris qu’en effet, il y a quelques années, on a tenté d’introduire cette espèce dans la région de la Jacques-Cartier, dans les environs où j’ai aperçu la bête. Donc, je n’avais pas rêvé.

Alors que les feuilles sont assez avancées à Québec, plus j’avance dans le parc, moins elles sont sorties. Même au Lac St-Jean, les bourgeons commencent à peine à ouvrir. Pas tant de différence que ça avec Yellowknife, que je me suis passé, ne puis-je m’empêcher de penser. Depuis que je suis partie, mes comparaisons se font toujours avec Yellowknife, que voulez-vous, cette ville m’est restée dans la peau!

Je me rends à St-Henri-de-Taillon, chez des amis qui habitent à quelques minutes du parc de la pointe Taillon, grand parc et réserve faunique très prisé des amateurs de plein air, des cyclistes, des amateurs de natation.

La glace est calée sur le lac. La température est merveilleuse, le soleil brille, journée idéale pour aller se balader sur la piste cyclable qui longe le lac et qui fait le tour de la pointe. Un bonheur! On voit plein d’oiseaux de retour pour la belle saison. Par contre, côté faune, c’est plutôt tranquille. Pourtant, le parc est réputé pour abriter beaucoup d’orignaux. Les crottes qu’on voit un peu partout en témoignent, mais pas de chance, on n’en voit pas. On ne voit pas de castors non plus, même si on croise plusieurs abris et des dizaines d’arbres coupés par ces animaux.

Samedi soir, c’est la grande veillée de danse et de retrouvailles. L’atmosphère est fébrile. Les gens ont hâte de revoir tous ces gens connus depuis des années, mais qu’ils n’ont pas revus depuis si longtemps. Pour ma part, c’est certain que je n’ai pas vu certaines personnes depuis très longtemps, en raison de mon séjour prolongé dans le Grand Nord.

Finalement, les retrouvailles se font. Souvent, les filles sont plus faciles à reconnaître que les gars pour toutes de sortes de raisons artificielles, bien sûr, mais bon : cheveux teints, moins d’embonpoint. Quelquefois, il faut y regarder de très près pour reconnaître les gens. Les exclamations se font entendre toute la soirée. Le plaisir est grand pour tous. À un point tel qu’une liste circule pour que les gens y inscrivent leurs adresses de courriel… pour une prochaine fois, car il y aura une prochaine fois, qui prendra probablement la forme d’une journée champêtre, avec souper communautaire et danse pour faire durer le plaisir. Après tout, on est plus de 200, et il en manque. Donc, l’exercice devrait se répéter dans un avenir rapproché. À la grande satisfaction des participants.

Et je reprends le parc des Laurentides dans le froid. Autre revirement de température, menace de neige encore une fois. Et dire qu’on nous reproche de souvent parler de température! Comment faire autrement, quand on passe par de si grands écarts. On ne se plaint pas, on constate, simplement.

Mais à la chaleur dans ma voiture, je me remémore les bons moments de la veille, en rêvant déjà aux prochaines retrouvailles.

J’avais envie de partager cet événement avec vous. À la prochaine!

aquilon@internorth.com