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le Vendredi 9 mars 2007 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:36 Culture

Pour l’Ouest et les Territoires: Le Réseau des grands espaces voit le jour!

Pour l’Ouest et les Territoires: Le Réseau des grands espaces voit le jour!
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Environ 75 personnes ont participé à l’assemblée constitutive du Réseau des grands espaces (RGE), une rencontre qui s’est tenue le 3 mars dernier à Edmonton dans le cadre du Contact Alberta 2007.

« Il s’agit d’un réseau qui regroupe les diffuseurs francophones des quatre provinces de l’Ouest et des trois territoires », a expliqué la coordonnatrice du RGE, Natalie Bernardin, à la suite de cette assemblée. « Ce réseau vient en quelque sorte donner une voix unie, une place de choix pour les diffuseurs de l’Ouest canadien sur la scène nationale », souligne-t-elle.

Le RGE regroupe les réseaux de diffusion provinciaux (en Colombie-Britannique, en Alberta et en Saskatchewan), les diffuseurs individuels provinciaux (au Manitoba) et les organismes culturels, là où il n’y pas de diffuseurs comme tel (Yukon, Territoires du Nord-Ouest et Nunavut). Dans sa structure adoptée, le réseau est composé de dix membres votants. Ainsi, chaque province et territoire compte un membre votant au sein du RGE, sauf pour le Manitoba qui compte deux voix au chapitre puisque la province compte deux diffuseurs provinciaux (Centre culturel franco-manitobain et Association culturelle franco-manitobaine). De plus, une place de choix a été faite à l’Association des compagnies de théâtre de l’Ouest (ACTO) et au Regroupement de l’industrie de la musique (RIM) de l’Ouest qui sont aussi considérés comme membres votants. De leur côté, les diffuseurs en région – on en dénombre une soixantaine dans tout le territoire desservi par le Réseau des grands espaces – peuvent décider de joindre les rangs en devenant membres non-votants. Il en va de même pour les Amis du RGE (agences d’artistes, artistes, individus).

Par ailleurs, du côté décisionnel, un conseil d’administration composé de sept membres a été élu parmi les membres votants. On y retrouve une personne par province de l’Ouest, un élu pour les trois territoires, une personne représentant l’ACTO et une autre représentant le RIM.

Pour Natalie Bernardin, la création d’un tel réseau vient compléter le portrait pancanadien, qui est déjà constitué de Réseau Ontario, de RADARS (pour l’Atlantique) et des réseaux de diffuseurs au Québec. « Depuis la création de ces différents réseaux, l’Ouest était quelque peu laissé à lui-même. C’était un besoin criant de remédier à la situation », affirme-t-elle.

Au-delà de cette représentation nationale, le RGE, sur le terrain, travaillera sur la formation et sur la diffusion des arts de la scène professionnelle francophone dans les quatre provinces et les trois territoires. « En terme de formation, le réseau viendra compléter ce qu’il y a dans chaque province et territoire. Nous tenterons d’uniformiser ce qui se fait déjà afin d’en faire bénéficier chaque province et territoire, indique la coordonnatrice du RGE. Pour ce qui est des artistes, je pense qu’il y aura des retombées concrètes pour eux. Nous pourrons travailler à la mise en commun des programmations pour amener les diffuseurs à faire des choix éclairés. » Pour Carole Saint-Cyr, qui a été élue représentante de l’Alberta au conseil d’administration du RGE, le réseau, en terme de tournée, pourrait amener un meilleur accès des artistes en régions.

« Nos diffuseurs sont très frileux lorsque vient le temps de faire de la diffusion, notamment à cause des budgets restreints. Lorsque tu décides de faire venir un artiste pour un spectacle à Rivière-la-Paix par exemple, en plus du cachet, tu dois payer pour déplacer l’artiste. Le RGE pourra, en quelque sorte, amener un diffuseur à ne plus être seul, ce qui permettrait à un artiste de faire une tournée dans tout l’Ouest et les Territoires, ce qui diminuerait, du même coup, certains coûts », soutient-elle.

Natalie Bernardin abonde dans le même sens. « Il arrive souvent que lorsqu’un artiste se déplace, ce sont les grands centres qui en bénéficient. Les petits diffuseurs en région n’ont pas toujours les mêmes capacités. Le Réseau pourra aussi donner un accès à une programmation plus à risque pour un diffuseur : plus à risque en terme de coût, mais aussi en terme de style de spectacles », mentionne la coordonnatrice du RGE.

Cependant, cette dernière est catégorique, le Réseau des grands espaces « n’est pas une enveloppe financière pour les diffuseurs, c’est plutôt un outil qui permet d’appuyer la diffusion ».