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le Vendredi 1 septembre 2006 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:36 Divers

Retour en classe La première dernière année

Retour en classe La première dernière année
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Pour la toute première fois aux Territoires du Nord-Ouest, une école offre un programme francophone homogène de la pré-maternelle à la douzième année. « C’est très excitant. On a enfin la douzième année. On va enfin avoir une graduation. On a une école secondaire complète », s’enthousiasme le directeur de l’école Allain St-Cyr, Jacques Angers, qui ajoute que l’événement coïncide avec le début des travaux d’agrandissement de l’école qui doivent être entrepris au courant de l’année scolaire.

« Ça s’annonce comme une bonne année », lance le directeur fin prêt à l’aborder.

Le tout premier groupe de douzième ne compte que cinq élèves, mais Charles Baillargeon, Mariève Dugré, Sarah Malu, Pierre Haché et Kathy Parisella, sont bien heureux de pouvoir compléter leur cheminement scolaire dans leur langue maternelle.

« Je vais être le premier à avoir suivi mon cours ici de la maternelle à la douzième. C’est moi l’histoire de l’école », se vante Charles qui a commencé son éducation dans une salle de classe portative en 1993. « C’est moi qui a le plus d’ancienneté dans cette école-là. »

À la fin de son secondaire, il pense suivre un cours de journeyman mechanic et se trouver un travail « dans les mines ». « Je veux rester dans le Nord », dit-il. Cette perspective ne semble pas cependant être le choix des filles du groupe qui, unanimement, s’entendent pour dire qu’elles quitteront Yellowknife sitôt leur diplôme en poche.

Comme tous les autres finissants, les élèves la classe de douzième de l’école Allain St-Cyr ont hâte a leur bal de graduation et pensent à leur album de fin d’études, même si, comme le note Pierre, « il sera pas bien, bien épais ».

« Il faut que je commence à magasiner ma robe », s’exclame Mariève. Et, profitant du fait qu’ils sont seuls dans leur classe avec l’auteur de ce texte, toute la classe convient qu’il serait une bonne idée de faire « un road trip à Edmonton » pour se préparer au grand soir.

Même si les cinq sont tous aussi heureux d’entamer leur dernière année à l’école secondaire, ils aimeraient quand même mieux la terminer. « Il reste 184 jours », compte Mariève