le Dimanche 15 février 2026
le Vendredi 21 juillet 2006 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:36 Culture

Une énergie hallucinante

Une énergie hallucinante
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À six pieds en face du main stage de Folk on the Rocks il y a une odeur forte. Chasse-mouche.

Juste derrière cette barrière olfactive, 800 têtes vont d’est en ouest. Elles suivent le balan presque reggae des notes d’une nouvelles pièces qu’égrène méticuleusement Jesse James du groupe Diga. Son frère John s’approche, fan, avec une caméra film. À la demande du guitariste virtuose la foule éclate en hurlements de loup. C’est la fête.

Pis Jesse, comment ça se fait qu’on t’avait pas fait jouer sur la grande scène avant ? « Je sais pas. Tu parles d’une question », réponds le musicien de Bechoko.

On le sait pourtant bien pourquoi. L’automne dernier, Jesse James a remporté les plus grands honneurs au gala Aboriginal Music Awards. Depuis, ce qui ne faisait pourtant aucun doute saute dans la face des organisateurs du festival : ce gars-là est une rock star.

Toute la fin de semaine, ce sont des musiciens de son calibre qui se sont produit sur les scènes du Folk, provoquant presque à tout coup le déhanchement des festivaliers.

Ils étaient, en tout cas, une belle équipe à se faire aller devant la scène du beer garden quand le groupe de punk Rum Runner a commencé son dernier tour de chant de la fin de semaine. La musique était tellement intense que le vent s’est mis à tourbillonner tout d’un coup.

« Ça soufflait en malade », commente Kevin, le battteur. « Ouin, j’ai plein de sable dans mes souliers », renchérit Kurt, le bassiste.

C’est ça Folk on the Rocks : une énergie hallucinante portée par des musiques à tout casser, dans les températures les plus sèches au nord du soixantième parallèle. Et, bien sûr, une franche dose de moustiques.

À l’année prochaine.