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le Vendredi 16 Décembre 2005 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:36 Culture

Le rapport sur les langues pas en tlicho

Le rapport sur les langues pas en tlicho
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« Si vous voulez ces informations en français contactez-nous. » C’est ainsi que débute le 13e Rapport du Commissariat aux langues déposé le 8 octobre et traduit récemment.

Même si l’avis est aussi adressé dans les dix autres langues officielles des TNO, la vérité est que le rapport n’est disponible qu’en anglais et en français.

« Si on en fait la demande, nous serons heureux de le traduire », assure la commissaire aux langues, Shannon Gullberg.

Faire traduire les documents du commissariat sera d’ailleurs une priorité de l’exercice 2006, nous apprend le rapport.

Refaire le site Web, qui n’est présentement qu’en anglais, est au programme. « En ce moment, ce n’est pas assez convivial», commente la commissaire.

Elle annonce que la prochaine version du site sera entièrement en anglais et en français. Quant aux autres langues, « ce pourrait être difficile. »

Pour ces langues, la commissaire propose plutôt des fichiers sonores téléchargeables sur le site.

Il est aussi prévu de faire traduire le formulaire pour déposer une plainte qui n’est, lui aussi, disponible qu’en anglais.

Même si elle note qu’il est important d’offrir un service de formulation de plainte multilingue et en ligne si possible, « en pratique, tempère-t-elle, les gens n’utilisent pas souvent le formulaire, ils préfèrent écrire dans leurs mots. »

Avant d’être prêts, le formulaire et le site devront attendre que le commissariat ait adopté une nouvelle image. Le logo actuel ne fait plus l’affaire. Il représente huit pointes de flèches, or depuis 2004 les TNO ont onze langues officielles.

Un appel d’offres est publié cette semaine, à cet effet. Une année tranquille

Cette année, le Commissariat a reçu une seule plainte.

Selon l’expression du Rapport, celle-ci « ne relevait pas de la compétence de la commissaire puisque la plainte ne concernait pas une institution gouvernementale. » Elle a donc été rejetée.

Une autre personne s’est renseignée sur le processus de plainte sans pour autant en formuler une.

La tranquillité de cette année, propose le rapport, pourrait être le reflet d’une satisfaction des citoyens face au respect de leurs droits linguistiques, ou alors une indication qu’ils ne connaissent pas assez bien leurs droits et leurs recours.

Dans cette éventualité, on recommande la création de matériel promotionnel sur les droits linguistiques et sur le Commissariat aux langues. Ce matériel sera également produit après le nouveau logo.

En plus de l’unique plainte, 55 demandes d’informations ont été adressées au Commissariat. Elles concernaient principalement la traduction de documents et la revitalisation des langues autochtones. Ces demandes ont été référées au ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation qui s’occupe de ces questions.

Des demandes d’information concernant la Loi sur les langues officielles et son application ont aussi été faites.

Déménagement

Un fait saillant de l’exercice 2004-2005, note la commissaire, est le déménagement du bureau à l’édifice Laing de Yellowknife, à côté du bureau des permis de conduire.

Depuis l’été 2004, les commissariats aux langues, aux droits de la personne, à la protection de la vie privée et à l’équité salariale logent à la même enseigne. Cette façon de faire permet de diriger plus adéquatement les personnes désireuses de porter une plainte vers le service qui leur convient le mieux, soutient Shannon Gullberg. Le bureau des commissions offre sur demande un service d’interprétation en français.

Depuis la récente modification de la Loi, le poste de commissaire aux langues n’est plus à temps plein. La commissaire estime consacrer « environ 10 % » de sa vie professionnelle à cette tâche.

Même si elle n’est pas à son bureau durant toutes les heures ouvrables, la commissaire peut être jointe en tout temps par téléphone cellulaire. « Ce système fonctionne bien », indique le rapport.

En 2004-2005, le Commissariat aux langues avait un budget de fonctionnement de 351 000 dollars. Il en a dépensé 19 000.