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le Jeudi 11 mai 2023 12:56 | mis à jour le 20 mars 2025 10:41 Divers

Au coeur du romantisme dans la musique classique_17

Au coeur du romantisme dans la musique classique_17
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Après sa formation à Rome – ville dans laquelle Adolphe Adam rencontre plusieurs des grands compositeurs de musique classique d’Europe –, il retourne à Paris et commence à composer. La majeure partie consiste en des opérettes et des opéras, dont les plus importants sont Giralda ou La nouvelle psyché et Le corsaire. Le livret de la première œuvre est écrit par Eugène Scribe, qui y relate un épisode historique du folklore espagnol. La deuxième œuvre est composée autour d’un poème écrit par Lord Byron, un des poètes qui a inspiré plusieurs compositeurs du romantisme tels que Giuseppe Verdi et Hector Berlioz. Parmi les douze ballets composés par Adolphe Adam – en plus de Giselle – on retrouve La Filleule des fées. Il s’agit d’un ballet dont la chorégraphie et le livret sont signés Luis Perrot, qu’Adam rencontrait à Londres en 1847, alors que Perrot était maitre de ballet du Her Magesty’s Theatre.

La Filleule des fées est une œuvre qui s’inscrit dans le folklore féérique de la France. Il est structuré par trois actes dans lesquels les danses décrivent l’interaction entre Isaure, ses deux prétendants et ses treize marraines. Douze étaient blanche et rose, tandis que la treizième était noire et abritait des sentiments négatifs. L’intrigue se s’amorce lorsqu’Isaure fête ses quinze ans. Durant cette célébration, le vœu de la marraine noire, fait à sa naissance, se réalise : celui de séduire tout homme qui pose le regard sur elle. Le souhait devient alors réalité à l’anniversaire d’Isaure, lorsqu’un paysant, puis un prince, la regardent. Tous deux tombent alors amoureux d’elle.

La suite est une série de scènes de confrontations dansantes entre les prétendants, ainsi qu’entre les marraines blanches et roses et la marraine noire. L’intrigue se termine dans le bonheur de tous. Isaure épouse le paysan, le prince s’en retourne à son royaume et les marraines se réconcilient. Bien que l’histoire ne soit pas impressionnante, les danses et la musique sont magnifiques.

Dans le premier spectacle, qui est présenté à l’Opéra de Paris le 8 octobre 1849, les danseurs principaux sont Maria Taglioni, Lucien Petitpas et Jules Perrot. Ce dernier était venu de Saint-Pétersbourg.

En 1847, après avoir été maitre de ballet à Londres, Jules Perrot va travailler à Saint-Pétersbourg comme maitre de ballet de la troupe de danse du Théâtre impérial Bolchoï Kammeny.