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le Jeudi 20 avril 2023 12:38 | mis à jour le 20 mars 2025 10:41 Divers

Au coeur du romantisme dans la musique classique_13

Au coeur du romantisme dans la musique classique_13
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Après le succès de la Sylphide à Paris en 1832, Filippo Taglioni continue de se produire en Europe. En 1837, il présente la Sylphide à Saint-Pétersbourg, ce qui affirmera sa position comme un des meilleurs chorégraphes d’Europe. Après cet évènement, il décide de s’installer à Saint-Pétersbourg jusqu’à sa retraite, enseignant le ballet.

À cette période, la ville de Saint-Pétersbourg était connue pour ses grands théâtres, parmi lesquelles le Théâtre Impérial Bolchoï Kammeny et le Mariinsk avaient d’importants corps de ballet, rivalisant avec ceux de l’Académie royale de musique de Paris, ainsi qu’avec ceux du théâtre de la Scala de Milan.

Les danseurs de ballet s’entrainent constamment, suivant des mouvements propres au ballet et à la pantomime. C’est la pantomime qui leur permet de maitriser leurs expressions faciales. Cette discipline éclot au début du romantisme, quand Jean – George Noverre montre, dans son livre Lettres sur la danse et sur les ballets publie à Paris en 1760, le besoin d’enlever les masques que les danseurs de ballet-opéras portaient durant leurs présentations, et le besoin de les former dans la pantomime.

Dans ce contexte, un autre grand chorégraphe rayonne de son talent depuis Saint-Pétersbourg : Jules Perrot.

Jules Perrot est né à Lyon en 1810, dans la région d’Auvergne-Rhône-Alpes en France. Il commence sa formation comme danseur dès l’enfance. En 1830, il fait partie du corps de ballet de l’opéra de Paris. En 1835, il devient ballerin principal à Naples, une ville italienne où il danse avec la célèbre ballerine Carlotta Grisi.

La qualité de sa maitrise des mouvements de ballet combinés à la pantomime lui vaut un poste, en 1841, de maitre du corps de ballet du Théâtre de Sa Majesté, à Londres.

Il partage ensuite son expertise en danse et en chorégraphie avec André-Jean-Jacques Deshayes à La Scala de Milan. Il y est d’ailleurs apprécié par le tsar Nicolas de Russie et est invité comme maitre du corps de ballet du théâtre Bolchoï Kamenny en 1848.