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le Jeudi 13 avril 2023 12:35 | mis à jour le 20 mars 2025 10:41 Divers

Au coeur du romantisme dans la musique classique_12

Au coeur du romantisme dans la musique classique_12
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Filippo Taglioni est le premier chorégraphe qui compose un livret pour une œuvre musicale complète dans laquelle le ballet a son identité propre. Cette identité se traduit par l’expression des émotions des personnages mythologiques, ou légendaires, ou historiques, exprimées par le compositeur.

Taglioni est né à Milan en 1777. Son père, Carlo Taglioni, était un danseur et maitre de danse, qui a influencé Filippo de sa tendre enfance à ses 17 ans. Le jeune Taglioni devient alors danseur principal pour des spectacles.

En 1799, Filippo devient danseur pour l’Opéra de Paris. C’est dans ce contexte qu’il rencontre Pierre-Gabriel Gardel, danseur et maitre de l’Opéra de Paris. Il fait également la connaissance d’Auguste Vestris, un des meilleurs danseurs de ballet de Paris.

En 1802, Filipo Taglioni devient maitre du Ballet royal suédois à Stockholm et, en 1803, se marie à la ballerine Sophie Karsten. Ensemble, ils ont deux enfants : Marie et Paul, qui deviendront également danseurs de ballet. Après son mariage, Taglioni retourne à Paris et continue ses déplacements en Europe et en Russie.

Il y enseigne l’art de la danse et compose plusieurs chorégraphies dans lesquelles on retrouve des techniques propres au ballet et au romantisme, c’est-à-dire le mouvement, allié à la représentation des émotions par des gestes. Son élève principale, qui contribuera au raffinement de ces techniques, n’est autre que sa fille Marie, qui devient prima ballerine.

Marie Taglioni est fascinée par l’art de la danse depuis son enfance. Elle étudie avec son père pendant son enfance puis à Paris avec Jean-François Coulon, entre 1822 et 1826. À la suite de cette période, elle rencontre son père à Vienne, et continue de vivre avec lui, en perfectionnant ses techniques de danse. C’est en 1832 qu’elle danse le « La Sylphide », devenant ainsi la première ballerine à décrocher le titre de « prima ballerine », décerné aux meilleures ballerines d’Europe. L’œuvre qui la hisse au sommet du monde du ballet est La Sylphide.

La Sylphide est une œuvre dont le chorégraphe est Filippo Taglioni et la prima ballerine, sa fille, Marie Taglioni. Cette œuvre est présentée pour la première fois à la Salle Le Peletier de Paris en 1832. Elle est considérée comme le premier ballet qui émerge dans le romantisme. La musique est composée par Jean-Madeleine Schneitzhoeffer et le livret narratif est écrit par Adolphe Nourrit.