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le Jeudi 9 février 2023 14:55 | mis à jour le 20 mars 2025 10:41 Divers

Au cœur du romantisme dans la musique classique_5

Au cœur du romantisme dans la musique classique_5
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La composition musicale Tableaux d’exposition de Modeste Moussorgski est une suite de poèmes symphoniques, inspiré des tableaux à l’aquarelle et aux thèmes traditionnels slaves de Viktor Hartmann.

Les titres des tableaux et des poèmes symphoniques sont : Le gnome, Le vieux château, Tuilerie, Bydlo, Ballet des poussins dans leurs coques non écloses, Samuel Goldenberg et Schmuyle, Le Marché, Catacombes, La cabane sur des pattes de poule, et La grande porte de Kiev. Tous les poèmes symphoniques qui représentent les tableaux sont accompagnés d’un autre poème symphonique intitulé Promenade, qui est à ont tour divisé en plusieurs sous-poèmes et placé entre les poèmes-tableaux.

La finalité de cette œuvre est de stimuler les perceptions et les émotions d’un observateur qui se promène d’un tableau à l’autre lors de l’exposition. L’œuvre complète, composée en 1874, a été reprise et orchestrée par Maurice Ravel en 1922. Cette version est reprise par de nombreux musiciens actuels.

Modeste Moussorgski décède en 1881, laissant derrière lui aux alentours de 150 compositions, dont près de 80 sont des chansons et 40 sont des œuvres pour piano. Plusieurs de ses douze opéras sont inachevés. L’union de Modeste Moussorgski, d’Alexander Borodine, de César Cui, de Mili Balakirev et de Nikolai Rimski-Korsakov, constitue alors le noyau du romantisme slave. Ces musiciens représentent les idées centrales du romantisme, s’épaulant mutuellement et encourageant leurs contemporains de formation autodidacte à mettre en musique les émotions, à l’aide de poèmes et de traditions slaves dans leurs compositions.

À la même période, à Saint-Pétersbourg, un autre mouvement de compositeurs gravitant autour du Conservatoire de musique de Saint-Pétersbourg se développe. Ce mouvement s’oriente vers la tradition musicale slave qui, ayant adopté des formes théoriques occidentales, avait commencé à se développer à partir de la gouvernance de Pierre le Grand vers la première partie du 18e siècle.

Ce mouvement prend de l’ampleur au milieu du 19e siècle dans la Société Musicale de Saint-Pétersbourg, en y créant, en 1862, le fameux Conservatoire de Musique cette ville. Le conservatoire sera dirigé par Anton Grigorovitch Rubinstein, pianiste de renom et compositeur originaire de Moldavie.