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le Jeudi 19 janvier 2023 16:44 | mis à jour le 20 mars 2025 10:41 Divers

Au cœur du romantisme dans la musique classique_2

Au cœur du romantisme dans la musique classique_2
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L’admiration de Modeste Moussorgski pour la musique et la poésie se développe dès son enfance, dans son village natal, Toropets, en écoutant les chansons et les contes que des caravaniers qui s’arrêtaient dans sa région. Leurs mélodies sont alors transposées au piano par sa mère. C’est dans ce contexte que s’insèrent les histoires militaires et historiques racontées par son père. À l’âge de dix ans, Modeste et son frère sont placés dans un internat de la Sankt-Petri-Schule. Prestigieuse institution luthérienne de Saint-Pétersbourg, c’est là que des enfants d’aristocrates reçoivent leurs formations, en russe et en allemand.

Modeste excelle dans ses études et apprend à la fois l’écriture et la lecture de la musique avec Anton Herke, un des meilleurs professeurs de piano de l’époque.

Trois ans plus tard, en 1852, il est admis à l’académie du Corps de cadets Nicolas, une institution postsecondaire qui préparait les jeunes de l’aristocratie à devenir des officiers militaires ou de hauts fonctionnaires du gouvernement. C’est à cette période que Modeste célèbre ses quinze ans, entourés de ses amis et de ses admirateurs, venus l’écouter jouer du piano et venus le voir improviser des danses.

Il obtient un diplôme de l’académie en 1855 et entre au Régiment Préobrajensky de la garde impériale russe quelque temps.

En 1856, il rencontre Alexandre Dargomyjski, un célèbre compositeur d’opéras, ainsi qu’Alexandre Borodine, compositeur et pianiste de formation autodidacte et membre du Groupe des Cinq. Les deux Alexandres s’intéressent à son rapport à la musique et s’entretiennent avec lui lors de soirées, en jouant des mélodies qui leur plaisaient, issues de la tradition de la musique classique et folklorique.

En 1857, lors d’une soirée dans laquelle il présente sa composition Où @ – une œuvre composée au piano et structurée en trois mouvements – il est mis en contact avec Mily Balakirev, qui est alors le chef de file du romantisme slave. Balakirev se réjouit de cette rencontre et apprécie la composition de Modeste. Ils se lient d’amitié et Balakirev devient son mentor. Ce dernier qui le persuade Modeste poursuivre sa carrière de musicien et de compositeur. Le jeune Moussorgski quitte alors l’armée et se consacre à la musique classique.