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le Jeudi 12 janvier 2023 16:02 | mis à jour le 20 mars 2025 10:41 Divers

Au cœur du romantisme dans la musique classique_1

Au cœur du romantisme dans la musique classique_1
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L’histoire de la musique classique est intimement liée aux structures et aux méthodologies d’écriture musicales que les compositeurs adoptent selon leur époque, ainsi qu’à des idéologies ou des philosophies lient les compositeurs avec leurs contemporains.

Les débuts du romantisme dans l’histoire de la musique classique bousculent les structures de la période classique, qui étaient alors formellement établies par des canons reconnus par les conservatoires de musique. Ces débuts montrent la beauté musicale des compositions, qui libèrent l’expression des émotions changeantes dans l’âme du compositeur, en rapport avec les poèmes et les traditions culturelles nationales.

Paris, Milan, Rome, Leipzig, Londres, Vienne et Saint-Pétersbourg sont les centres névralgiques du rayonnement du romantisme classique. C’est à travers ces villes que le romantisme prend son envol dans la première partie du XVIIIe siècle. Vers la fin de ce même siècle, le romantisme se voit intégré aux conservatoires musicaux de l’Europe et devient le cœur de la musique classique.

La maitrise des techniques de composition, forgée de manière autodidacte par les compositeurs, côtoie le formalisme des techniques transmises par les conservatoires vers la fin du XIXe siècle. Au sein du Groupe des Cinq, les compositions d’Alexandre Borodine, de Rimski Korsakov et de Modeste Moussorgski sont les plus représentatives de l’Asie centrale.

Modeste Moussorgski nait en 1844 dans le village de Karevo, situé entre la République de Biélorussie, Moscou et Saint-Pétersbourg. Le village est alors un point d’arrêt sur la route des Varègues pour les caravanes qui font du commerce entre le Nord de l’Asie Central et l’Empire byzantin, en traversant Kiev, et en apportant des marchandises, des coutumes et des chansons de différents horizons.

Ce tout cela qui fascine la mère de Moussorgski, Julia Chirikova, qui n’a pourtant aucune formation musicale académique, mais qui joue du piano à l’oreille. Elle aime transposer au piano les chansons amenées par des voyageurs. Fort de son talent autodidacte, elle commence à enseigner le piano à son fils, Modeste, dès l’âge de six ans. Le père de Modeste Mossorgski, Pyotr Alexeyevich Moussorgski, descend d’une tradition patrilinéaire des premiers Varègues (premiers Vikings fondateurs de Rous de Kiev, le premier royaume russe). Il hérite alors d’une tradition militaire.