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le Jeudi 24 novembre 2022 14:56 | mis à jour le 20 mars 2025 10:41 Divers

Splendeur de la musique classique au romantisme_45

Splendeur de la musique classique au romantisme_45
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Plusieurs des compositions de César Cui sont parsemées de rythmes directement inspirés de cultures littéraires et musicales étrangères au territoire slave, telles que des romances, des tarentelles, des boléros, des barcaroles et bien d’autres. Cependant, ce sont ses chansons qui font de Cui un des meilleurs représentants du romantisme dans les cultures slaves. La majorité de ces œuvres mettent en musique des œuvres poétiques.

Parmi ces célèbres chansons, on compte l’œuvre 20 poèmes de Jean Richepin, qui comprend notamment Vole, o cavale folle, et Dans le pays on les appelait les songeant. On compte également 25 poèmes de Pouchkine, qui comprend La statue de Tsarskoïe Selo.

César Cui emprunte quelques fois aux autres compositeurs, comme c’est le cas avec Je vous aimais d’Alexandre Pouchkine. Composé par Boris Sheremetiev, c’est un des poèmes mis en musique les plus diffusés.

Ce procédé d’emprunt trouve son chemin vers le grand public grâce à deux opéras : Le prisonnier du Caucase et Un festin en temps de peste, dont les poèmes sont écrits par Alexandre Pouchkine. C’est grâce à ces chansons influencées par l’art littéraire et par la poésie que Cui devient membre du Groupe des Cinq, où il côtoiera le compositeur Alexandre Borodine.

 

La vie d’Alexandre Borodine

Né le 12 novembre 1833 à Saint-Pétersbourg, Alexandre Borodine a une enfance particulière. Le parcours culturel de ses parents prend racine dans la région du Caucase et de la taïga estonienne. Son père, Louka Stépanovitch Guédianov, était un prince géorgien qui vivait à Saint-Pétersbourg et qui avait comme maitresse Evdokija Konstantinovna Antonova, native de la région du Narva, en Estonie.

À la naissance d’Alexandre, Louka a 62 ans, et Evdokija, 24. Fort de son rang social, Louka décide de payer un de ses serfs, Porphyre Borodine, pour reconnaitre légalement Alexandre comme son fils. C’est la raison pour laquelle Alexandre porte son nom de famille.

Lorsque le jeune Alexandre est âgé de sept ans, Louka émancipe Porphyre de ce servage et achète une maison dans laquelle habiteront Porphyre, Evdokija et Alexandre. Les écoles étant réservées aux enfants d’aristocrates, Louka paye des enseignants pour que son fils puisse apprendre les sciences, l’allemand, le français et la musique. En 1850, Alexandre commence des études à l’Académie médico-chirurgicale de Saint-Pétersbourg. C’est en 1852 qu’il entame des études de composition musicale.