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Splendeur de la musique classique au romantisme_43

Splendeur de la musique classique au romantisme_43
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Bien que César Cui soit militaire de profession, si bien qu’il devient géneral et instructeur à l’Académie d’ingénierie Nikolaïev, il s’engage comme critique, analyste et compositeur de musique classique à Saint Pétersbourg.

En tant que critique et analyste, il publie des centaines d’articles pour des journaux en France, en Allemagne, en Belgique et en Russie. Ses articles portent sur les œuvres de compositeurs tels que Beethoven, Berlioz, Liszt, Gounod et leurs contemporains. Il écrit également sur des opéras tels que La Walkyrie de Wagner, présenté au théâtre Mariinsk.

À la suite de sa rencontre avec Mili Balakirev, César Cui s’affirme comme autodidacte et se rapproche du groupe de Cinq, dont Balakirev fait office de leadeur d’opinion, de mentor et de collaborateur.

Cui ne s’enferme pas dans l’idéologie du romantisme transmise par Balakirev, contre la formation classique dispensée dans les conservatoires. Au contraire, il intéragit de manière proactive avec le conservatoire de musique de Saint Pétersbourg, dont Anton Rubinstein est le directeur.

C’est avec Rubinstein qu’il va acquérir le savoir technique, mélodique et harmonique de la composition d’opéras, de scherzos, de suites, de valses et de pièces pour des chorales.

C’est fort de ces formations que César Cui va au-delà répertoire littéraire et folklorique de la Russie. Seuls onze de ses opéras pour adultes prennent racine dans la littérature et le folklore russe. Ses œuvres Le prisonnier du Caucase et Le festin en temps de peste, sont toutes deux inspirées par des poèmes écrits par Alexander Pouchkine.

Ses autres opéras s’inspirent de traditions européennes. On notera William Ratcliff, dont la source est la tragédie écrite par le poète allemand Heinrich Heine ; et le Flibustier, une adaptation lyrique de la pièce écrite par Jean Richepin.

De ses quatre opéras pour enfants, deux sont des histoires issues du folklore ruse : Le bogatyr des neige, écrit par Marina Stanislavovna et Ivan le fou, écrit par Nadezhda Nikolaevna Dolomanova. Les deux autres sont des interprétations de deux histoires françaises : Le petit chaperon Rouge, et Le Chat botté, écrit par Charles Perrault.