L’enthousiasme et l’admiration que Johann Strauss éprouve pour la musique des danses (interprétées par des groupes de musiciens de Vienne) sont nourris par le violoniste Polischansky et le compositeur Ritter von Seyfried.
Ces derniers le catapultent vers l’orchestre de Palmer dans lequel sa passion s’étend alors qu’il dirige le grand orchestre Lanner-Strauss. Plusieurs de ces prestations musicales sont données à l’auberge Der rote Hahn (le coq rouge) où Strauss tombe amoureux d’Anna Streim, vingt-quatrième fille du propriétaire. La sachant enceinte, il décide de la marier le 11 juillet 1825.
Trois mois plus tard naissent Johann Strauss II puis Josef, Anne, Thérèse, Ferdinand (décédé à 10 mois) et Eduard. La passion de Johann Strauss pour la composition musicale des danses ne diminue pas avec son mariage. Bien que présent à la maison familiale en tant que pourvoyeur économique et de discipline – il s’oppose à Anne Streim au sujet de l’éducation musicale des enfants, car il veut que Johan devienne banquier, Josef militaire et Eduard diplomate – il possède son propre appartement dans leur maison, dans lequel il compose ses œuvres et dirige ses musiciens.
Vers 1830, il est aussi connu et respecté que Josef Lanner, le meilleur directeur et compositeur de valses viennoises. En 1833, Strauss décide de partir en tournée artistique en Europe se rend à Budapest, à Dresde, à Leipzig et à Berlin, ville dans laquelle il performe à la cour du roi de Prusse (qui devient la porte d’entrée de la valse parmi les danses de la cour).
Lorsque Strauss donne ses concerts à Prague, il rencontre des compositeurs de polka, une danse au rythme un peu plus rapide que la valse et se dansant en couple. Ce rythme va devenir le deuxième pilier de ses compositions.
Au mois de novembre 1837, Johann Strauss donne une présentation à Paris, à laquelle assistent Adolphe Adam, Daniel Auber, Hector Berlioz, Luigi Cherubin, Giacomo Meyerbeer et Niccolo Paganini. C’est l’apothéose de la force créatrice de Johann Strauss.
Cet évènement se fait suivre de présentations à Londres, parmi lesquelles il joue au couronnement de la reine Victoria – autre porte d’entrée de la valse dans les cours européennes – puis par des prestations à Birmingham et à Glasgow, avant son retour à Vienne.