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L’envol de la musique classique dans le romantisme_48

L’envol de la musique classique dans le romantisme_48
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 Gaetano Donizetti est né au nord de l’Italie, à Bergame le 29 novembre 1797, et en 1806 (lorsqu’il a neuf ans) il est initié à la composition et à l’écriture de la musique par Simon Mayr. Jusqu’en 1815, année au cours de laquelle il déménage à Bologne pour étudier au Lycée musical sous la direction de Stanislao Mattei, frère franciscain. Mattei est compositeur de musique sacrée et expert en composition vocale polyphonique à plusieurs voix organisées dans plusieurs lignes mélodiques que Giovanni Pierluigi da Palestrina avait développée au début de la Renaissance. C’est au théâtre San Luca de Venise que Donizetti présente en 1818 un de ses premiers opéras, Enrico de Bourgogne.

En 1822, il présente son opéra Zoraide di Granata au Teatro Argentina de Rome qui est un des théâtres les plus anciens de la ville et l’une des scènes les plus importantes pour les compositeurs européens. À compter de ce moment, il compose des opéras pour les théâtres de Rome, de Milan, de Naples, de Venise et de Paris. Il décède en 1848 à Bergame après avoir composé plus de 400 œuvres parmi lesquelles environ 250 sont des chansons et 75 des opéras. Toutes ces œuvres sont dans le style belcanto. Ses opéras les plus célèbres sont Anna Bolena, L’élixir d’amour, Lucia di Lammermoor et Norma. Ce dernier contient la chanson « Una Lacrima Furtiva », l’une des plus représentatives du belcanto.

Parmi les compositeurs de musique classique, les compositions de Gaetano Donizetti convergent avec celles de Vincenzo Bellini et Gioacchino Rossini dans le belcanto et l’opéra pour cristalliser l’expression de la liberté des compositeurs et transmettre aux auditoires les variations d’émotion des compositeurs de musique et des poètes. Forces que Richard Wagner place dans son concept d’œuvre totale en mêlant la musique et les émotions avec des poèmes, le tout renforcé par les décors. Tous ces compositeurs partagent la période avec Robert Schuman et Franz Schubert, qui au moyen du lied et des cycles de lieder s’expriment sur des poèmes de Byron, Goethe, Schlegel et autres. Forces qui puisent dans des inspirations profondes et qui émergent dans des poèmes symphoniques composés Berlioz, Carl Maria Weber, Mendelssohn, Liszt, et dans les extraordinaires performances instrumentales de Paganini, Chopin et Liszt. Toute cette myriade de compositeurs qui ont concrétisé l’envol de la musique classique dans toute sa splendeur pendant la période romantique.