Le gouvernement territorial enclenche les vitesses pour finalement accorder la Loi sur les langues officielles à une réalité un peu mieux exprimée et connue qu’il y a 33 ans. Ce document constitutionnel a été instauré en 1984 et ce n’est qu’à la veille de 1994 que toutes les dispositions de la loi ont été mises en œuvre. Bon, l’histoire nous rappelle que cette implantation n’a pas vraiment été respectée… et le déclin des langues autochtones et du français en est une conséquence probante.
Pourtant avant le millénaire, cette loi avait deux objectifs très clairs : garantir le statut égalitaire du français et de l’anglais devant le public utilisant les programmes et services gouvernementaux, et reconnaître le statut officiel des langues autochtones septentrionales. Cette reconnaissance était destinée à préserver et promouvoir les cultures ténoises à travers la protection des langues.
En recherchant à se distancer du modèle fédéral, le GTNO ne peut que s’éloigner du postulat de base de sa loi concernant le français, car la protection des langues autochtones le distingue déjà du reste du Canada.
Que le poste de Commissaire aux langues ne soit plus? Il faudra démontrer qu’il existe des garde-fous efficaces contre les excès de laxisme gouvernemental, le tout pour protéger les droits des résidents du Nord.
L’Aquilon continuera au cours des prochaines semaines de s’intéresser à l’évolution de cette loi qui régit l’aisance de la vie francophone aux TNO.