le Jeudi 5 février 2026
le Jeudi 9 mars 2017 11:17 | mis à jour le 20 mars 2025 10:40 Éditorial

Proposition indescente?

Proposition indescente?
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En ce mois de L’Aquilone, faut-il réinventer la pornographie? Taboue un peu, beaucoup, à la folie ou pas du tout; elle est partout, s’invitant insidieusement dans votre lit.

Le mot pornographie dérive du grec pórnê (prostituée) et gráphê (peindre/décrire) et vise l’excitation libidinale du public par la représentation d’actes sexuels. Qui n’a pas furtivement regardé quelques images et films en ligne?

La pornographie s’insinue dans votre imaginaire sans même y être invitée. Elle véhicule trop souvent une sexualité désâmée, dépourvue de complicité et partiellement déconnectée du couple. Elle transforme la femme (et l’homme) en un objet de consommation, déshumanisant l’être derrière la scène de cul.

Selon Statistique Canada, 21 362 agressions sexuelles ont été déclarées en 2015. Toujours selon l’agence canadienne, 78 % des agressions n’étaient pas signalées à la police en 2009. La « pornographisation » de la sexualité contribue-t-elle à la violence sexuelle? Et si cette femme qui fait bander vos amis virtuellement était votre mère, votre sœur, votre fille, votre amoureuse? Y prendriez-vous autant de plaisir?

En face de votre partenaire, cherchez-vous (sciemment ou pas) à reproduire certaines scènes inspirées de la porno? En cette ère féminine, voici une proposition : devenez metteur en scène et prenez le rôle principal de votre film. Laissez tomber vos culottes et démarrez l’improvisation à la recherche de connexion, de sensation, seul ou accompagné. Une pornographie conSENSUELLE!

Exercice tout simple. Assoyez-vous face à votre partenaire, genoux qui se touchent, et regardez-vous droit dans les yeux pendant 2 minutes. Répétez et allongez la séance au quotidien. Connectez-vous à une autre fréquence, bien réelle celle-là!