En lisant l’article en page 3 sur le jeune Christopher Moore, j’ai trouvé rafraîchissant et rassurant le discours de ce jeune homme et sa fierté quant à ses racines francophones. Connaissant sa mère, une bénévole active à tous les niveaux scolaires du développement de Christopher, je n’ai pas été très étonné. En effet, si les jeunes grandissent et évoluent souvent loin de notre attention, l’encadrement familial joue néanmoins toujours un rôle important.
Sa fierté quant à son bilinguisme et sa maîtrise des deux langues officielles du Canada sont à féliciter. On prend trop souvent pour acquis notre langue et parfois cela conduit à une certaine négligence et une certaine paresse qui peut laisser des traces indélébiles chez nos jeunes. Le temps qu’on le dise, ils perdent leur maîtrise de la langue maternelle et commencent peu à peu à l’oublier.
Autre aspect intéressant de cette histoire, c’est la coopération qui s’est développée entre les deux commissions scolaires. Les deux milieux académiques ont trouvé un terrain d’entente qui est au bénéfice de tous.
D’une part, la commission scolaire francophone peut continuer à compter sur un futur finissant pour son programme du secondaire qui en est, malgré tout, encore à ses débuts. Il est en effet important de préserver cet acquis.
D’autre part, la commission scolaire no 1 de Yellowknife accueille en ses rangs un jeune dont l’identité culturelle ne fait aucun doute. Cela offre donc une chance aux jeunes anglophones du programme d’immersion de pouvoir interagir directement avec un jeune francophone.
Les deux parties sont donc gagnantes et cet exercice démontre bien que la collaboration peut être efficace et satisfaisante.