le Lundi 16 février 2026
le Vendredi 15 Décembre 2006 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:36 Divers

L’Égypte (suite)

L’Égypte (suite)
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Je vous avais laissé sur un sommeil réparateur, dans un super hôtel sur la Méditerranée. Après une nuit sans incident, nous nous préparons à découvrir ce pays rempli de surprises et de trésors.

lexandrie, nommée ainsi en l’honneur d’Alexandre le Grand, est située en basse Égypte. Bizarre, direz-vous. Quand on regarde la carte, Alexandrie est située sur la Méditerranée et devrait donc être située en haute Égypte. Eh bien non! La haute Égypte est située dans le sud, là d’où provient le Nil, ce dispensateur de vie.

Notre première visite devrait être la bibliothèque, mais impossible de la visiter en cette journée de fête célébrant la fin du ramadan. Nous espérons pouvoir la visiter le lendemain et nous sommes prêts à découvrir d’autres merveilles. Nous allons visiter un monument situé sur l’emplacement du Phare d’Alexandrie, l’une des sept merveilles du monde antique. La foule est immense, en raison des festivités. Nous nous promenons avec un peu de crainte, étant donné l’importance de la foule. Des enfants nous interrogent en anglais avec curiosité. On dirait qu’ils n’ont jamais vu de blancs. Pourtant, ce ne sont pas les touristes qui manquent dans ce pays. Nous restons un moment dans cette foule festive et enjouée et reprenons la route pour aller voir un petit sphinx situé en ville. Bien sûr, ce n’est pas le sphinx des pyramides, mais il est tout de même impressionnant.

Nous repassons sur la Corniche, longue de plus de 30 kilomètres et qui longe la Méditerranée. C’est magnifique. Le soleil est de la partie. Nous revenons à l’hôtel vers la fin de l’après-midi et espérons avoir l’occasion d’aller admirer la bibliothèque avant notre départ pour Le Caire, le lendemain.

Malheureusement, nous ne pourrons pas entrer dans la bibliothèque, mais nous arpentons l’extérieur qui est magnifique. On y trouve un buste d’Alexandre le Grand, un cadran solaire, un planétarium. Le tout sur le bord de la mer. C’est magnifique. Bien sûr, l’illustre bibliothèque qui contenait des papyrus n’existe plus. Il s’agit maintenant d’une énorme bibliothèque moderne, l’une des plus grandes du monde. Et le lieu a été choisi en hommage de l’ancienne. Nous sommes quelque peu déçus. Un architecte faisant partie du groupe l’est davantage, vous comprendrez pourquoi si vous allez voir sur Internet l’architecture particulière de cet édifice.

Mais nous avons tant et tant de choses à voir, il faut partir.

Nous longeons donc la mer d’Alexandrie jusqu’au Caire. Le paysage est magnifique. En cours de route, nous voyons de bizarres structures situées près des habitations, et découvrons qu’il s’agit de pigeonniers. En Égypte, on mange du pigeon, il s’agit même d’une délicatesse que nous n’aurons pas l’occasion de goûter. Il y a une couple d’années, on a exigé de tuer les pigeons en raison de la grippe aviaire. Et il n’en reste presque plus, en tout cas pas assez pour en régaler les touristes.

L’arrivée au Caire est un choc. Bien sûr, nous sommes arrivés à l’aéroport du Caire, deux jours auparavant, mais nous avons tout de suite pris une route d’évitement pour nous rendre à Alexandrie, et l’immensité de la capitale nous a échappé. Mais en cette journée, cela nous frappe de plein fouet. La ville est tout bonnement folle. Dix-neuf millions de klaxons, de voitures, d’humains, d’animaux, de touristes, qui se bousculent et tentent d’avancer à qui mieux mieux. Hallucinant, je vous le jure. Et cette surprise de voir pour la première fois les pyramides, les grandes pyramides, devrais-je dire. Nous les voyons de loin et attendons le lendemain avec impatience pour aller les contempler de près.

Nous nous rendons à l’hôtel et le spectacle est incroyable. Des milliers de lumières de voitures et de bateaux. Nous sommes devant le Nil, et des dizaines de bateaux offrent des balades aux Cairotes en fête encore, en cette fin de ramadan. Quand nous ouvrons notre porte de balcon, au onzième étage, le bruit est assourdissant. Les klaxons n’arrêtent pas une seconde. C’est fou, mais même temps, c’est euphorisant. Fort heureusement, l’hôtel est bien insonorisé, et quand nous fermons la porte, c’est comme si nous baissions le son d’un concert impromptu et sans fin.

C’est donc avec un peu d’inquiétude et beaucoup d’impatience que nous attaquons cette nuit, avec la promesse d’une rencontre privilégiée, une rencontre avec les pharaons et leurs tombeaux, une rencontre avec le Sphinx, le vrai.

près une course folle aux piles (pour la caméra, les miennes s’avérant nulles, même si elle venaient d’être achetées au Québec juste avant le départ), nous allons à notre rendez-vous double en cette journée prometteuse : nous allons à Memphis, à Seqqâra, à Gizeh. Nous retournerons également ce soir à Gizeh, pour le spectacle sons et lumières aux pyramides.

Je ne vous ferai pas une leçon de tout ce qu’on a vu dans ces différents lieux, car vous trouverez sur Internet ou dans un bon livre, une description fidèle et meilleure que celle que je peux vous en faire. Je tiens simplement à vous transmettre mes émotions. Malgré la grande foule de touristes et de vendeurs qui déambulent, une forte émotion nous étreint devant ces merveilles remplies de mystères. Et moi, je réalise à quel point j’ai toujours voulu venir là, depuis que je suis petite. Et j’y suis. Je tente de trouver un coin pour observer sans être trop dérangée par le cirque des vendeurs. Je réussis. Je contemple.