Depuis mon retour au Québec, j’ai pu rapidement constater (chose que je savais déjà, mais que j’avais oubliée avec le temps), que les Québécois sont particulièrement intéressés par la politique dans son sens le plus large, soit par la chose politique. Et ils sont chatouilleux sur la chose.
Ainsi, moi par exemple, je demeure dans le lieu du Québec qui a élu les seuls députés de Stephen Harper, avec la Beauce. Et si la lune de miel a été douce, on peut dire que les lendemains ont été amers. Les gens qui ont voté pour cette droite ont maintenant eu le temps de regretter leur geste impromptu. Ils voulaient donner une leçon aux libéraux, mais la leçon s’est retournée contre eux. Et maintenant, ils subissent les conséquences. Présentement, dans la vieille capitale, on voit les partis courtiser les Québécois dans le sens restreint du terme, soit les habitants de la ville de Québec. Le gouvernement Harper tente de multiplier les promesses pouvant gagner le coeur des gens : agrandissement de l’aéroport de Québec pour accueillir les dignitaires avec classe; montants encore inconnus pour les fêtes du 400e anniversaire de la ville (eh oui, croyez-le ou non, en 2008, ça fera 400 cents ans que Champlain et ses hommes débarquaient sur le site avec armes et bagages); etc.
Les autres partis tentent de ne pas être en reste. Ainsi, le chef du NPD a passé l’été à Québec, soi-disant pour perfectionner son français. Cependant, personne n’est dupe. Il tente de faire des gains auprès de l’électorat québécois. Tous les jours, ou presque, on pouvait l’entendre faire ses commentaires sur différents sujets de l’actualité, que ce soit à la télé ou à la radio, ici, à Québec. Et que dire du congrès de son parti organisé à Québec? Congrès où le petit Jérémie Gabriel a entonné un Ô Canada moitié en français et moitié dans un anglais douteux, et s’est laissé aller à des thank you qui suscitaient plus les rires que les larmes. C’est qui, le petit Jérémie? Vous vous souvenez, c’est le petit gars atteint de je ne sais quelle maladie qui avait manifesté son désir de chanter pour le pape et qui a vu son désir réalisé je ne sais pas quel organisme! Vous vous souvenez? On l’avait vu à la télé? Pas seulement sur les postes francophones, mais tous les postes?
Bref, pour en revenir à mes politiciens et à la politique, on peut dire que ça courtise dans le boutte. Ça sent les élections, en tout cas du côté fédéral. Du côté provincial, là aussi, on peut dire que les choses vont bon train. Avec l’entrée d’André Boisclair à l’Assemblée nationale, les péquistes fourbissent leurs armes pour des élections qui s’annoncent imminentes, et Jean Charest n’en finit plus de faire des bilans positifs à qui mieux mieux.
Mais les gens de Québec se souviendront sans doute davantage des bourdes que des bons coups faits en temps de préparation électorale. Les gens ont la mémoire longue, en ce qui concerne les gaffes faites, quand vient le temps d’élire leurs représentants. Et la mémoire courte, pour ce qui est de se souvenir des bons coups. Je pense…
Et c’est ainsi que la vie politique se déroule à Québec par les temps qui courent. Pour ma part, je continue mon adaptation à une ville qui m’offre davantage d’agréments que de frustrations. Dans mon dernier article, je vous avais fait part des inconvénients que j’avais connus, mais une fois passés ces impondérables administratifs, je peux dire que cette adaptation se fait plutôt bien.
C’est certain que certaines choses et personnes de Yellowknife m’ont manqué, mais j’ai réussi à passer par-dessus. Ainsi, cet été, j’ai eu bien du mal à faire avec la température humide et chaude qui a sévi. Je peux vous certifier que j’ai vraiment manqué le beau climat du Nord, surtout qu’en plus, vous avez eu un superbe été, d’après les dires des gens avec qui j’ai parlé.
Et j’ai manqué les longues journées ensoleillées qui n’en finissent plus. J’ai eu de la peine à m’habituer de voir le soleil bien couché vers 21 heures. Trop de bonne heure, pour le soleil! Mais bon, je peux continuer de rêver d’un lieu où les jours sont bien plus longs l’été. Et qui m’empêchera d’aller constater de visu, au cours des années qui viennent, à l’occasion, si ces longues journées existent bien toujours et ne sont pas uniquement le fait de mon imagination? J’irai constater tout ça, en temps et lieu. Pour l’instant, je me réhabitue à ce que la nature a à offrir ici.
Ah oui! J’ai entendu parler d’un énorme orage que vous avez eu et qui a réveillé tout le monde tellement ça claquait fort. Ça, vous voyez, c’est quelque chose de nouveau dans le Nord. C’était vraiment rare à l’époque pas si lointaine qui a été la mienne! Serait-ce une autre manifestation du réchauffement de la planète? Ici, par contre, les gros orages sont chose courante, et je peux dire que je les ai appréciés, ces gros orages, tout comme je suis certaine d’apprécier les grosses tempêtes de neige. Mais ça, on en reparlera plus tard. Pour l’instant, les feuilles commencent à peine à changer de couleur.
Je vous souhaite un beau début d’automne!