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le Vendredi 16 juin 2006 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:36 Divers

Les TNO sous l’emprise des Oilers

Les TNO sous l’emprise des Oilers
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Au moment de mettre sous presse, l’issue du cinquième match qui opposait les Oilers d’Edmonton aux Hurricanes de la Caroline était encore inconnue. Peut-être les Oilers avaient-ils survécu? Peut-être pas. Une chose est sûre, les huileux retenaient toute l’attention des résidents de Yellowknife.

Le 12 juin était le 4e match de cette série finale de la Coupe Stanley. Les Oilers l’ont perdu 2-1, portant la série à 3-1 en faveur de l’équipe états-unienne. De son côté, L’Aquilon a fait une petite tournée des bars, pendant le match, pour prendre le pouls des amateurs de hockey de la capitale.

Deux groupes étaient attablés au José Loco’s pour voir la partie sur écran géant. Grignotant des ailes de poulet ou tout autre plat épicé, ils ont bondi de leur siège quand les Oilers ont marqué leur premier but au cours du premiers tiers. Leurs ardeurs ont cependant refroidi rapidement quand les Hurricanes ont égalé la marque quelques secondes plus tard.

En fait, seul le propriétaire du Jose Loco’s, Bob Ross, semblait heureux de voir l’équipe de la Caroline marquer. « Je déteste les équipes de l’Alberta », explique le partisan des Canucks de Vancouver et des Canadiens de Montréal. Bien qu’ils espèrent une victoire de la troupe de Craig McTavish, la plupart des amateurs de hockey de Yellowknife demeurent réalistes. « Leurs chances sont de minces à nulles », a laissé tomber Mecole Maddeaux, alors que le compte était toujours de 1 à 1 en première période.

De son côté, un partisan habituel des Flames de Calgary, les grands rivaux des Oilers, Sven Drafen, s’est converti à l’équipe d’Edmonton. « C’est la dernière équipe canadienne », dit-il.

Enfin, Jen Warner-Smith était plus optimiste. « Ils ont encore leurs chances », a-t-elle dit alors que la sirène annonçait la fin de la première période. Le score était toujous de 1-1 et la plupart des ailes de poulet qui se retrouvaient sur les tables du Jose Loco’s avaient été mangées.

De son côté, L’Aquilon se dirigeait vers le Boston Pizza, ou plusieurs personnes étaient installées, les yeux rivés sur la multitude d’écrans qui s’y trouvent.

Discutant autour d’un pichet de bière, Marlee Currie refusait d’envisager une défaite de son équipe. « Edmonton jusqu’au bout! Ils jouent leur meilleur hockey quand les probabilités sont contre eux », dit-elle. « Et ils jouent bien sous la pression », ajoute son ami, Trevor Thompson.

À la table voisine, on retrouvait un couple de vacanciers se préparant à repartir vers le Sud. Christy Hourston et Christopher Dawe étaient en vacances dans la ville natale de ce dernier. « Je suis venu à Yellowknife pour aller à la pêche, mais je n’aurai même pas eu le temps, finalement! » Côté hockey, le jeune couple y va pour l’équipe canadienne. « Les Oilers ont d’assez bonnes chances, mais ça dépend du match de ce soir », laisse tomber Christopher, sans quitter l’écran des yeux.

Son frère, John, demeure pragmatique. « J’espère qu’ils gagneront, mais ils ne sont pas aussi bons que la Caroline », s’est-il résolu, alors que le dernier coup de sifflet était sur le point de se faire entendre.