Il y a cinq ans, la franco-ontarienne Monique Robert venait à Yellowknife pour visiter une amie. « Quand, plus tard, ma fille m’a dit que la ville d’Ottawa était trop petite pour nous deux, j’ai décidé de venir passer quelques temps à Yellowknife », raconte-t-elle avec son ton blagueur.
« Au départ, mon projet était de passer trois mois ici et de partir enseigner l’anglais en Corée du Sud », se souvient-elle. Maintenant, elle partage un studio avec deux artistes de la capitale et ses projets la garderont en ville pour au moins tout l’été. De plus, elle compte bien profiter de la belle saison pour se consacrer à son autre passion, le kayak.
Pour ses projets estivaux, Monique Robert a véritablement décidé de s’imprégner de son nouveau chez-soi. Celle-ci fera cinq pièces de papier mâché s’inspirant de la mythologie grecque, mais en y ajoutant une touche bien septentrionale. « Il faut vivre dans cet environnement pour bien l’absorber et pouvoir s’en inspirer », explique-t-elle.
Ainsi, le Centaure aura un corps de caribou et une tête humaine aux traits autochtones. Quant au Minotaure, il sera un mélange d’Autochtone et de bœuf musqué. « Je prévois compléter les cinq pièces de cette série d’ici à la fin de l’été », dit-elle.
Outre ses impressionnantes œuvres de papier mâché, Monique Robert a grandement recours à des ossements qu’elle retrouve en forêt. Au cours de ses expéditions de kayak, elle ramène toujours plusieurs trésors osseux. « J’ai vraiment l’œil pour repérer les os. Je ne sais pas pourquoi, mais je me retrouve toujours dans les endroits où les animaux vont pour mourir », dit-elle.
Il est vrai que, comparativement à Ottawa, il est plus difficile pour Monique de vendre ses œuvres à Yellowknife. « À Ottawa, la clientèle était là. Ici, c’est plus difficile et ce n’est pas le même volume. Mais je profite d’un train de vie plus calme et j’ai une vie beaucoup plus terre-à-terre », raconte la menuisière de métier, qui est aussi un bourreau de travail. « Pendant deux mois, j’allais au studio après mon travail régulier et je passais six heures sur mes œuvres d’art ».
Les gens intéressés à découvrir le travail de Monique Robert peuvent visiter le site Internet www.moniquerobertstudios.com