Un sondage commandé par la Canadian Boreal Initiative démontre que la grande majorité des résidents des Territoires du Nord-Ouest souhaitent qu’une plus grande partie du territoire soit protégée du développement industriel.
Selon ce sondage, 83 % des résidents des TNO appuieraient la création de nouveaux espaces où les activités forestières, minières et gazières seraient interdites et où les activités traditionnelles telles que la chasse et la pêche seraient permises. Parmi les répondants, 57 % disent appuyer « fortement » cette idée.
Chez les Autochtones, le nombre de répondants en faveur de la protection d’une part plus grande du territoire est encore plus important. Quatre-vingt-onze pour cent des répondants autochtones appuient cette idée ; 65 % l’appuient fortement.
Toujours selon ce sondage, 82 % des Ténois croient que « d’appuyer une approche équilibrée entre le développement économique et la protection de l’environnement » devrait être une priorité du gouvernement fédéral. Trente-six pour cent des répondants pensent que cela devrait être une « très haute » priorité. Au contraire, tout juste deux pour cent des personnes interrogées affirment que cela devrait être une « basse » ou une « très basse » priorité.
Les résultats de ce sondage se basent sur les réponses de 500 adultes des TNO choisis de façon aléatoire et contactés par téléphone entre le 17 et le 22 décembre 2004. Le sondage comporte une marge d’erreur de 4,3 %, 19 fois sur 20.
Réactions
Différentes personnalités ont commenté les résultats de cette enquête. L’ex-premier ministre des TNO et actuel porte-parole de la Stratégie des aires protégées des TNO, Stephen Kakfwi, a déclaré que ce sondage reflétait la volonté populaire des Ténois. « Ces résultats font clairement écho au désir longtemps exprimé par un nombre important de personnes aux TNO, a-t-il dit, à savoir qu’une planification bien coordonnée de l’utilisation du territoire doit être élaborée et qu’un réseau d’aires culturelles et fauniques doivent être protégés avant qu’un développement gazier majeur n’ait lieu dans la vallée du Mackenzie. »
Le chef des Premières nations du Dehcho, Herb Norweigian a aussi commenté le sondage. « Notre peuple a vu de nombreux changements sur le territoire. Nous devons nous assurer que certains endroits demeurent tels que les aînés les ont connus », a déclaré le chef.
Pour sa part, Greg Yeoman de la Société canadienne des parcs et de la faune a souligné la chance offerte aux Ténois d’agir pour la protection de leur territoire avant que des activités industrielles n’y aient lieu.