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le Vendredi 4 février 2005 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:36 Divers

Les joies de l’hiver et autres propos

Les joies de l’hiver et autres propos
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Les joies de l’hiver et autres propos

Si vous me lisez depuis un moment, vous savez qu’au cours de l’année, j’aime bien parler des saisons, du temps qu’il fait, des plaisirs que chaque saison procure, des sports propres à chacune, etc. Eh bien, c’est le temps de parler de l’hiver. D’abord, parce qu’il est loin d’être terminé et qu’on en a encore pour plusieurs mois. Ensuite, parce que l’hiver, c’est vraiment plaisant, pour parler comme le monde du Lac St-Jean, d’où je viens, d’ailleurs.

Depuis déjà quelques semaines, la température est tellement froide, que seuls les plus courageux ont décidé de braver l’hiver pour s’adonner à différents sports, qui, par ces températures tellement froides deviennent des sports extrêmes. Oui, oui, le ski de randonnée, la motoneige, la raquette, le patinage à l’extérieur, etc. deviennent des sports extrêmes par ces températures tellement froides qu’on risque d’avoir des engelures en quelques minutes.

Mais on dirait que ça va changer un peu, tout ça, car ça réchauffe, (et je ne parle pas du réchauffement de la planète) et ça nous permettra de mettre le nez dehors un peu plus longtemps, en plus que cette année, la nature a été plutôt généreuse en neige avec nous. On a plus de neige cette année qu’on en a d’habitude, ce qui n’a rien pour nuire aux sports de glisse.

L’air est bon, le ciel est bleu, et il ne fait pas froid. Allez-y. Dehors! Allez respirer le bon air! Profitez-en. On annonce du beau temps toute la semaine. Le grand froid a pris une pause de quelques jours. Mieux vaut y aller tout de suite, car je suis certaine qu’il nous guette au détour pour mieux nous sauter dessus à la première occasion.

Je vous donne des conseils, je vous incite à faire ce que je ne fais pas. En effet, on ne peut pas dire que je sois une sportive d’hiver… ni d’été d’ailleurs. Je l’ai déjà été, mais en prenant de l’âge, on peut dire que j’ai négligé mes sports de glisse. J’étais grande amateure de ski alpin, que j’ai laissé tomber, par peur, un jour, après avoir été absente de ce sport pendant une couple d’années et depuis… mon seul sport, l’hiver, est la marche… au travail. Pas fort, comme sport, me direz-vous, et je vous donne raison. Mais que cela ne m’empêche pas de vous encourager afin que vous, vous profitiez de la facilité qu’on a à jouer dehors. Avouez que c’est plus facile ici qu’à New York d’aller jouer dehors, question accès à la nature! Avouez que ce n’est pas très long pour se retrouver en pleine nature ici! Avouez!

Plus je vous en parle, plus j’ai envie d’aller marcher dehors profiter de tout ça, mais ce n’est pas le temps. Je dois finir ma chronique et je voulais parler d’autre chose, un peu moins jojo.

Ça se détériore!

J’en ai déjà parlé, mais j’ai envie d’écrire à nouveau quelques mots sur ce sujet. Je parle de… je ne sais pas comment appeler ça? Je parle des jeunes qui errent dans les rues? Des ivrognes qui hantent le centre ville? Du vandalisme et de la délinquance qui sont de plus en plus présents à Yellowknife? Je ne sais vraiment pas comment appeler ça, mais je trouve que les choses empirent vraiment et qu’il y a négligence de la part des autorités. C’est bien beau dire que les jeunes n’ont pas grand-chose à faire, mais je ne suis pas certaine qu’il s’agisse d’une excuse valable. Je vous jure, aller faire un tour au Centre Square le midi, ou vers la fin de l’après-midi, c’est quasiment un exploit par les temps qui courent. Je le sais, je l’ai fait, devant aller à la banque. Les jeunes sont ramassés en bandes, que c’est même difficile d’entrer par la porte de devant. Ensuite, il faut se frayer un chemin, en tentant d’éviter les groupes plutôt agressifs qui se font un plaisir de vous bloquer la route. Régulièrement, de grands cris, ou devrais-je dire hurlements, sont poussés par un ou quelques jeunes, en mal d’attention. Ils crient pour faire rire les autres, pour faire peur aux touristes. Je vous assure : les Japonais se serrent les uns contre les autres, apeurés, pas certains de vouloir continuer dans cette jungle. Et je ne vous parle pas de la saleté des lieux. Et si vous avez le malheur d’entrer par la porte près de la Banque de Montréal, alors là bonne chance! C’est tellement sale, c’en est dégoûtant!

Et vous allez à la bibliothèque. Quelqu’un me disait que l’autre jour, revenant d’une rencontre à la bibliothèque, quelle ne fut pas leur surprise de voir que quelqu’un dormait dans l’ascenseur. Il était 20 h 30!

On dirait qu’il y a un relâchement dans la sécurité, dans la surveillance, je ne sais trop. Mais je sais une chose : le problème social devient criant, nuit à la réputation de la ville et devient un danger pour les citoyens. Je ne suis pas travailleuse sociale ni agente de police, rien de tout ça, mais je sais, tout comme bien d’autres, qu’il faut que des mesures soient prises absolument, car la ville va se détériorant. Pourquoi? Je ne le sais pas. Peut-être parce qu’il y a plus de monde. Mais il y a de plus en plus de gens saouls, de jeunes agressifs, de monde qui crache partout, et ce n’est pas trop rassurant que de constater tout ça.

Et sur ce sujet de réflexion, je me décide enfin à aller jouer dehors. Faites la même chose! Allez vous aérer le cerveau! Un bon cerveau aéré, c’est sain!