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le Vendredi 4 février 2005 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:36 Divers

Hockey mineur à Fort Resolution D’heureuses conséquences

Hockey mineur à Fort Resolution D’heureuses conséquences
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Hockey mineur à Fort Resolution

D’heureuses conséquences

On dit parfois que le sport c’est la santé. Pour la petite communauté autochtone de Fort Resolution, c’est même une question de santé sociale.

En arrivant dans la petite communauté autochtone de Fort Resoultion, situé à 155 km de Hay River, là où la rivière Slave se jette dans le Grand lac des Esclaves, on constate d’abord la beauté pittoresque de ce petit village nordique typique d’environ 550 habitants. Derrière cela, se cache cependant une petite communauté éprouvant de nombreux malaises sociaux.

Sylvain Lemoyne est un agent de la Gendarmerie royale du Canada. En 2002, lui et son épouse, Donna Munro, arrivent à Fort Resolution. Il s’agit d’une promotion pour Sylvain qui obtient le grade de caporal. Donna est également une policière de la GRC, mais en raison du fait que Sylvain est en charge du poste de Fort Resolution, elle doit prendre un congé sans solde.

Peu de temps après son arrivée, Sylvain Lemoyne constate un manque flagrant dans le village. Il n’y a aucune organisation de hockey mineur. «Il y avait seulement trois ou quatre jeunes qui jouaient au hockey », souligne M. Lemoyne. Qu’à cela ne tienne, Sylvain se retrousse les manches et entreprend de mettre sur pied du hockey mineur : campagne de don d’équipement, achats divers, recrutement de joueurs et formation d’équipes. Trois ans plus tard, mission accomplie! Et plus encore! Le village compte maintenant trois équipes de hockey mineur (regroupant une soixantaine de jeunes) et deux équipes de hockey féminin. Cinq soirs par semaine, l’aréna vibre au diapason des jeunes patineurs et des moins jeunes.

Le hockey vient également combler un trou béant dans la vie sociale du village. Non seulement les jeunes joueurs se présentent pour leurs matchs, mais les parents commencent aussi à participer. Cet impact n’avait pas été prévu par Sylvain Lemoyne. «À chaque fois qu’il y a du hockey, il n’y a pas d’appel au poste. C’est aussi simple que ça!», explique M. Lemoyne.

Dans les années 1980, Fort Resolution était surnommé Little Vietnam et ce n’était pas de tout repos pour les quatre membres de la GRC de l’époque. « Ça s’est amélioré, constate Sylvain Lemoyne. Il y avait le double de filières, 1500 à 1600 dossiers ouverts. Maintenant on a à peu près 900 dossiers ».

« À toute fin pratique, souligne Sylvain Lemoyne, c’est nous autres qui opérons l’aréna maintenant ». La relation entre la GRC et la communauté a beaucoup profité de cet exercice mais maintenant, alors que Sylvain Lemoyne voit la fin de son affectation se pointer le nez, les gens de la communauté s’inquiètent de l’avenir du programme de hockey mineur. Sylvain profite donc de cette troisième saison de hockey mineur pour former des jeunes à titre d’entraîneur et aussi pour opérer la machine à aiguiser les patins. « On veut que ça se poursuive», affirme-t-il.