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le Vendredi 7 janvier 2005 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:36 Divers

La terre a tremblé, et nous aussi!

La terre a tremblé, et nous aussi!
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Quand j’ai écrit mon dernier article, je ne pensais vraiment pas, comme tout le reste de la planète d’ailleurs, que la terre serait frappée d’un des pires drames naturels de l’histoire de l’humanité. Mais je revois mon article, avec la bombe qui risquait de détonner à tout moment, et vlan. Les plaques tectoniques se sont déplacées. Pourtant, ce n’était pas ces plaques que les spécialistes craignaient le plus. Et ça se déclenche dans l’un des gros pays de la terre, l’Indonésie, pays composé de plusieurs milliers d’îles (environ 17 000), la plupart petites et habitées. Quand est arrivée cette grande vague, plusieurs de ces petites îles ont été complètement submergées, tant elles sont petites. D’où l’impossibilité de compter les victimes. On ne sait pas, car on ne peut pas se rendre dans des endroits dévastés qui ont été balayés de la surface du globe!

Qui aurait dit que la grande catastrophe serait un tsunami, et non la grippe annoncée. Je sais, cette annonce n’est pas écartée, mais qui croirait que la terre subirait pareils outrages! Et comme de fait, ces grandes tragédies naturelles touchent souvent des pays où les gens n’ont que le nécessaire pour survivre, et où la construction de leur maison est l’histoire de toute une vie. Des pays où la mer est souvent pour les gens source de vie, et non source de mort. Des pays où bien des gens ne sont jamais sortis de leur île. Et voilà que la mer se déchaîne comme jamais et engloutit tout sur son passage, emportant dans sa course folle des milliers de cadavres qui doivent maintenant joncher ses profondeurs abyssales. Rien que d’y penser, la tête nous tourne et une grande angoisse nous poigne direct au coeur.

On dit souvent qu’il y a toujours du positif dans tout, même dans le plus grand négatif. C’est vrai. Mais je vous assure que le positif est difficile à trouver dans de telles catastrophes. Mais c’est vrai, il y en a. Et c’est la solidarité internationale qui se manifeste à l’échelle de la planète. Les gens se mobilisent et donnent l’exemple à leurs gouvernements.

Saviez-vous que vous pouvez facilement donner à un organisme que vous savez fiable, comme la Croix-Rouge internationale, Médecins sans frontières, etc. Vous les connaissez les organismes qui sont fiables. Et j’ai entendu dire que le gouvernement allait doubler la part donnée par les Canadiens. C’est donc dire que si vous donnez 100 $, c’est 200 $ qui seront versés à l’organisme de votre choix, le gouvernement donnant le même montant que vous. Et n’ayez crainte, ça aide. Il faudra tellement d’argent pour reconstruire tout ça! Pour redonner vie à des gens qui non seulement ont perdu des êtres chers, mais qui ont également tout perdu, mais alors tout : maisons, champs, troupeaux, bateaux, voitures, vêtements, objets précieux à leur coeur, etc.

Quand on regarde les images, ce qui frappe le plus, c’est l’état d’hébêtement qui règne. Les gens n’ont même plus le courage de bouger. Ils sont tellement écrasés par l’horreur des événements, qu’ils sont figés. Et ce qui va les aider le plus, c’est quand ils pourront se remettre à la tâche et tenteront de reconstruire ce qui a été si brutalement détruit. Mais jamais ils ne pourront faire revivre ceux qu’ils ont perdus.

Plusieurs d’entre vous ont dû déjà aller dans la région dévastée de Phuket, en Thaïlande. Vous devez savoir qu’il s’agit d’un des endroits de villégiature les plus fréquentés de la planète. Des millions de personnes y viennent chaque année se prélasser au soleil et admirer la couleur de l’eau qui est d’un bleu absolument inoubliable. Ceux qui sont allés s’en souviennent. Et maintenant, ce bleu sera teinté du gris de la mort, de la boue, de la dévastation, de l’apocalypse.

Au début, je voulais vous parler d’un Noël magique, où après avoir parcouru quelques kilomètres sur un lac glacé en motoneige pour atteindre un petit camp nous attendaient un troupeau d une trentaine de caribous, les rennes du Père Noël, éclairés par une pleine lune absolument éblouissante, j’ai bien vite déchanté, quand je suis revenue à la réalité, en revenant du bois. Et le Noël magique est bien vite disparu pour faire face à la réalité blafarde. J’avais dans la tête de raconter que point n’est besoin d’aller au bout du monde pour créer une magie. Je ne pouvais m’imaginer à quel point j’avais raison. J’avais envie de vous dire à quel point c’est super de retrouver un chien qu’on croyait perdu à jamais, un chien qui ne sait pas, lui, qu’à des milliers de kilomètres de là, se vit un grand drame pire que son désarroi, au chien, de s’être perdu à –35°.

Je ne voulais pas vous gâcher le retour au travail, mais votre vie est déjà été bousculée par tout ça et je ne pouvais pas parler d’autre chose. Tout comme des millions d’autres, je suis encore dévastée. Je termine en vous rappelant de ne pas oublier de partager, de donner. C’est fou la quantité d’eau qu’on peut acheter avec aussi peu que 10 $. Et on a bien besoin d’eau et d’autres choses plus précieuses, comme la solidarité.

Et n’oublions pas notre pauvre Terre dont l’axe a été déplacé en raison de la violence du séisme, pour ceux qui l’ignoraient. On n’a pas fini d’en parler