le Mercredi 11 février 2026
le Vendredi 20 août 2004 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:36 Divers

Dur, dur

Dur, dur
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Mais j’ai pris une pause du journal pendant trois semaines, ce qui fait que j’ai peine à me décider. Ma pensée est désorganisée, je n’ai pas le goût, il me semble que je ne sais pas de quoi parler. Bref, c’est dur, dur. Mais je vais y arriver, ne vous inquiétez pas.
Il serait difficile de ne pas parler des Jeux olympiques. C’est tellement un gros événement, y’a tellement de monde et de pays qui participent. Difficile de passer à côté! Deux cent deux pays ont accepté l’invitation de la Grèce. La plus grosse participation depuis toujours. C’est plus de pays qu’il y en a à l’ONU. Je crois que cette dernière en compte cent quatre-vingt-huit, neuf ou dix, je ne saurais vous dire, mais quelque chose du genre. Les esprits belliqueux se taisent aux Olympiques, remplacé par l’esprit de la compétition. Saine compétition, s’entend. Mais est-ce bien si sain que ça. Vous avez sûrement entendu parler de cette vedette olympique de la Grèce qui devait allumer la flamme olympique, en haut des marches, et qui ne s’est pas présentée à un contrôle de dopage et qui, pour couronner le tout, a eu un accident de motocyclette et s’est ramassée à l’hôpital. Et sa compagne itou. Ça commence bien! Mais bon, les Jeux ne se résument pas à deux personnes. Ce sont des milliers d’athlètes qui se prêtent aux Jeux et qui vont défendre leur gloire personnelle, mais également la gloire du pays qu’ils représentent.
Car on a beau dire, les Jeux sont vraiment teintés de politique. On a beau dire que non, que l’important, c’est de participer, que peu importe le résultat, ce sont tous de grands athlètes. Attention! Les deuxièmes sont bien vite oubliés, même s’ils font partie des plus grands de ce monde. On ne se souvient que des premiers. Oubliés, ceux qui sont arrivés quelques nano-secondes derrière. Oubliés, ceux qui n’ont pas atteint la première marche du podium. Et oubliés ceux qui ont eu le malheur d’avoir une grippe ou un mal de dents et qui n’ont pas pu donner leur 110 % (je sais, ce n’est pas du hockey, mais bon!).
Avez-vous regardé le spectacle d’ouverture? Vous auriez dû! C’était vraiment très beau et de très bon goût, si on compare aux extravagances un peu quétaines qu’il y a déjà eu à l’ouverture d’autres Jeux, ceux d’Atlanta, par exemple. Oui, le bon goût était de mise, et l’Histoire a défilé devant nos yeux ravis. Pour les participants, le fait que les Jeux aient lieu en Grèce, berceau de la civilisation, mais surtout berceau des Olympiques, constitue un événement en soi. Oui, la Grèce ont vu naître les Jeux. Oui, l’Olympie d’où part la flamme olympique est en Grèce. Et la Grèce a bien su nous démontrer qu’elle n’est pas en reste, question culture. Quel beau spectacle! Tout était parfait, sinon la représentante grecque des Jeux qui, à notre grand désarroi, a passé la soirée à passer proche de tomber en bas de ses talons. Dommage que personne ne lui ait dit! Fallait bien qu’il y ait quelque chose pour nous faire rigoler un peu, sinon, c’était très solennel.
Et là, pendant deux semaines, on va en voir des exploits, des surpassements de soi, des records brisés, des médailles bien accrochées, des sourires fendus jusqu’aux oreilles, des podiums sous les projecteurs. Mais attention, on va également en voir des accidents, des rêves brisés, des espoirs de médailles évanouis à jamais, des pleurs et des grincements de dents, des preneurs de drogues qui se sont fait pincer, etc. Oui, les Olympiques, c’est tout ça et plus encore.
Pour ma part, je vais regarder ça un peu en dilettante. J’aime bien regarder le plongeon, la natation, la nage synchronisée, le 100 mètres, le saut en hauteur, des choses du genre. Par contre, je ne passerai pas la semaine à regarder du volley-ball de plage, du soccer, et autres choses qui n’en finissent plus. J’aime regarder une compétition et en voir le bout, si vous voyez ce que je veux dire. Chacun ses goûts, n’est-ce pas? Chose certaine, on passera quelque temps devant la télé à apprécier les performances des jeunes d’un peu partout dans le monde.
Si vous avez regardé le défilé des athlètes, vous avez certainement été frappés par la grosseur des délégations. Petits pays pauvres : 1, 2, 3 athlètes. Gros pays riches : des centaines d’athlètes qui participent. C’était frappant. C’est certain que le Liechtenstein ne peut pas envoyer autant de monde que l’Allemagne, car il faudrait qu’ils envoient le pays en entier. Mais c’est quand même là qu’on voit les différences entre les pays riches et les pays pauvres. L’Inde a beau avoir une population qui dépasse le milliard, on envoie une très petite délégation. Mais attention avec nos États-Uniens (qui avaient eu des cours de civisme, à ce qu’on a dit, car ils démontrent trop d’arrogance, si on ne leur dit pas de faire attention!), y’en a du monde. Toutes les disciplines sont représentées, et comme ce n’est pas la discrétion qui les étouffe, les athlètes de ce pays ne passent pas inaperçus. Pour résumer, plus on a d’argent, plus on risque de gagner une médaille, car plus de monde, plus de chances.
Ceci dit, je crois devoir vous laisser pour m’entraîner un peu… pas pour les Olympiques, mais pour la forme. Je vous souhaite des bons moments à regarder ces Jeux, et ne vous laissez pas croupir sur votre divan! Allez, hop! Un peu d’exercice ne vous fera pas de tort! Et qui sait, un grand athlète se cache peut-être en vous! genevharvey@yahoo.com