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le Vendredi 16 juillet 2004 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:36 Divers

W. Foisy, a toujours voulu voir le Nord. Ce dernier a sauté Attiré par le Nord

W. Foisy, a toujours voulu voir le Nord. Ce dernier a sauté Attiré par le Nord
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« J’ai toujours eu une attirance pour le Nord et je me disais qu’un moment donné, j’irais voir le Grand nord canadien », mentionne le nouveau journaliste de L’Aquilon, Batiste Foisy. Diplômé du cours d’Art et Technologie des médias du Cégep de Jonquière en mai dernier, Batiste a vu une opportunité s’offrir à lui en surfant sur l’Internet.
« Je suis allé voir le site de l’Association de la presse francophone. Je connaissais des gens qui, après Jonquière, étaient partis dans différents endroits du Canada pour travailler pour des journaux de l’Association. Je me suis dit que je regarderais ce qu’il y a et que s’il y avait quelque chose dans le Nord, j’aimerais vraiment ça », raconte-t-il. Le hasard a voulu que le journal L’Aquilon venait d’y afficher une offre de stage pour un finissant en journalisme. « J’ai dit bingo! C’est pour moi! Et me voilà ».
Ayant grandi dans la région de Mont-Tremblant, dans les Laurentides, Batiste n’est pas un citadin. « Je ne me sens pas très dépaysé. En fait, j’arrive dans une ville plus grande que celle d’où je suis originaire », dit le natif de La Minerve qui se considère davantage comme « un gars de bois ». « J’aime bien me retrouver dans le bois, quand je le peux. Je fais de la raquette. Mon père avait des chiens huskies, alors je fais un peu de traîneau à chiens. J’aime beaucoup patauger dans la neige. Je suis davantage un gars de plein air d’hiver que d’été ».
Au point de vue journalistique, Batiste aime bien les sujets environnementaux. Au cours de sa formation au Saguenay, il avait mis à jour un projet de l’aluminerie d’Alcan de construire une usine de traitement de déchets dangereux. « J’ai fait un peu de militantisme dans les groupes environnementalistes et écologistes. J’aime aussi les questions à caractère social, entres autres, et j’aime bien côtoyer le milieu ouvrier ». Enfin, l’adepte de poésie aime aborder les questions reliées à l’art et à la culture.
À Yellowknife, le journaliste en est à sa première expérience en milieu minoritaire francophone. « Je suis une personne qui est toujours très intéressée à la promotion de la diversité en général. J’ai un peu travaillé pour un journal qui s’appelle Alternatives, qui est beaucoup engagé dans les questions d’immigration, entre autres, et d’inclusion sociale. Je pense que la différence, c’est la chose la plus précieuse au monde. En un sens, tout le monde est différent et c’est de mettre ces différence en commun qui est la meilleure façon de s’épanouir », analyse-t-il.
Et qu’espère-t-il de Yellowknife? « Je serai en mesure de rencontrer des gens qui sont foncièrement différents de moi et ça pourra faire de moi une personne plus ouverte. J’ai hâte de pouvoir aller voir les paysages, ça semble être à couper le souffle ».